Vendredi 28 novembre - 20h - Conférence Débat : ’Un autre développement pour l’Afrique’

Samedi 1er novembre 2008 // Trop tard. C’était hier...

Avec Odile Tobner, présidente de Survie, Olivier Chantry du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde, Aziz Fall, politologue, professeur de sciences politiques, d’anthropologie, en relations internationales et en développement international à l’université McGill et à l’UQAM, ancien coordonnateur du réseau québécois contre l’apartheid, fondateur et membre du GRILA (groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique), se battant également contre l’impunité dans l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara.

Au FIAP (salle Bruxelles sous-réserve) 30 rue Cabanis, 14e, M° Saint-Jacques

Survie et ses partenaires réclament une politique de la France en Afrique responsable et transparente. L’association lutte aussi pour des Biens Publics à l’Echelle Mondiale. L’analyse historique du colonialisme et du néocolonialisme dans le pré-carré français, amène à dénoncer un contrôle politique qui empêche les peuples de décider de leurs propres politiques. Un autre développement reste à construire, selon Aziz Fall, un développement autocentré tricontinental, à contre-courant des directions des Institutions Financières Internationales et des régimes qui les suivent, par ailleurs basé une autre politique de coopération en lieu et place de la perpétuation du mode néo-colonial de croissance. En 1987, Thomas Sankara était assassiné, après avoir dit, 3 mois avant, à la conférence de l’Organisation de l’unité africaine « Si le Burkina Faso demeure seul dans son refus de payer sa dette, je ne serai pas parmi vous à votre prochaine conférence. » Le piège de la dette a enfermé de nombreux pays dans le carcan de la politique des Institutions Financières Internationales dont il faut sortir rapidement pour atteindre la souveraineté alimentaire. Le Franc CFA reste un outil implacable de domination économique. Avec sa campagne ‘Diplomatie, Business et Dictatures’, Survie souligne aujourd’hui la continuité de la politique de Sarkozy avec celle de ces prédécesseurs alors que perdure le pillage des ressources naturelles des anciennes colonies par des entreprises françaises, dans des conditions parfois mafieuses, s’appuyant en général sur l’absence de contre-pouvoir démocratique.

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