Vidéo Biens Mal Acquis Sur Canal + le 12 février 2008 :
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http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&task=view&id=621&Itemid=1
Notre frère et ami Bruno Ossébi est décédé vers 1h30 dans la nuit du dimanche à lundi 2 février à l’hôpital militaire de Brazzaville. Il a succombé aux graves brûlures occasionnées par l’incendie qui avait dévasté sa maison, tuant également sa compagne et ses deux filles. Depuis vendredi dernier son état s’était brusquement dégradé alors même que son évacuation sanitaire vers l’Europe devait avoir lieu en ce début de semaine.
A lire à ce sujet ci-dessous une dépêche de l’AFP sur la mort de Bruno Ossébi, reprise par " Le Monde " du 3/02/2009.
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Lu dans le quotidien " Le Monde " (3/02/)
Congo : mort d’un journaliste dont la maison a brûlé, demande d’enquête 03.02.09 | 17h20
Un journaliste franco-congolais est décédé lundi à Brazzaville, douze jours après avoir été blessé dans l’incendie de sa maison, a-t-on appris mardi auprès de sa rédaction et d’une organisation non-gouvernementale qui a demandé une enquête sur les causes du décès.
Bruno Ossebi, 43 ans, travaillait pour un média critique envers le pouvoir de Brazzaville, Mwinda.org, un journal en ligne.
Il est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l’hôpital militaire de Brazzaville où il avait été admis aux soins intensifs le 21 janvier, date de l’incendie de sa maison à Brazzaville, selon la rédaction de Mwinda.org.
Sa femme et ses deux enfants ont péri dans l’incendie, dont les causes sont inconnues et qui a entièrement détruit la maison, selon la même source.
" Nous exigeons qu’une enquête sérieuse de police soit ouverte et qu’une autopsie soit réalisée pour établir les causes réelles de la mort de Bruno Ossebi ", a déclaré le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), Roger Bouka Owoko, qualifiant de " floues " les causes du décès.
" M. Ossebi était brûlé au deuxième degré. Il a demandé une évacuation en France. Mais sur instruction d’un substitut du procureur du Tribunal de grande instance de Brazzaville, il a été interdit de sortir du territoire national, pour des besoins d’enquête, suite à l’incendie ", a-t-il affirmé.
" Maintenant qu’il est mort, il faut que les responsabilités soient établies ", a-t-il insisté.
Joint mardi par l’AFP, le porte-parole de la police nationale, le colonel Jean Aive Alakoua, a affirmé qu’à ce jour, " aucune enquête n’est ouverte ", ni sur l’incendie ni sur la mort du journaliste.
Selon des amis du journaliste, M. Ossebi souhaitait intégrer la plainte de des organisations Transparency International et Sherpa contre les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale).
Transparency International et Sherpa veulent des éclaircissements sur " les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France " par ces trois présidents et des membres de leur entourage.
© Le Monde /AFP.
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Dette, pétrole et dictature Biens mal acquis : un 21 janvier de sinistre mémoire La Cellule Françafrique entre tristesse, honte et indignation après l’incendie meurtrier à Brazzaville
http://www.cellulefrancafrique.org/Biens-mal-acquis-un-21-janvier-de.html
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L’article de Témoignage chrétien sur l’affaire
Deux opposants congolais au président Denis Sassou Nguesso ont été victimes, le même jour, d’un incendie de leur domicile. Bilan : trois morts dont deux enfants.
Françafrique : incendies chez des opposants congolais par Henrik Lindell
Bruno Ossébi, à Brazzaville (Congo), et Benjamin Toungamani en France, ont été victimes d’un incendie dans leurs domiciles respectifs le même jour, mercredi 21 janvier, alors qu’ils s’apprêtaient à s’associer à la plainte contre les biens mal acquis du Président congolais (lire TC du 15 janvier). La compagne de Bruno Ossébi et ses deux enfants sont décédés. Lui est brûlé au deuxième degré. Faut-il tirer la sonnette d’alarme quand deux incendies dont un meurtrier se déclarent, au même moment, à des milliers de kilomètres de distance, chez deux opposants particulièrement gênants pour le régime congolais sans que cela ne déclenche une quelconque enquête policière ? À notre avis, oui. Benjamin Toungamani est une bête noire du régime de Denis Sassou Nguesso, qu’il accuse d’être coupable de crimes contre l’humanité et de pillage de l’argent public. Le 21 janvier, au matin, à Saint Ay, près d’Orléans, sa maison a pris feu. L’incendie aurait commencé dans la cuisine après un court-circuit dans une machine à laver. Seul dans sa maison, au premier étage, Benjamin Toungamani s’est réveillé in extremis alors que tout le rez-de-chaussée était inondé par une fumée épaisse. Il doit d’avoir la vie sauve au fait d’avoir bien fermé la porte de sa chambre. Les dégâts sont estimés à 90 000 euros. Selon l’expert de la compagnie d’assurances, l’incendie pourrait être d’origine non criminelle.
Menaces Benjamin Toungamani a prévenu le commissariat de police. Qui n’a pas jugé utile d’ouvrir une enquête. Deux mois plus tôt, l’opposant avait pourtant porté plainte contre X auprès de la police à cause de menaces de mort insistantes contre sa famille. Ces menaces, enregistrées sur son téléphone, étaient liées au fait que Benjamin Toungamani projetait de joindre son nom à la plainte dans le dossier dit des « biens mal acquis ». Celle-ci avait été déposée le 2 décembre dernier par Transparence International et le citoyen gabonais Gregory Ngbwa Mintsa et visait les présidents congolais, gabonais et guino-équatorien pour « recel de détournements d’argent public ». Auparavant, l’épouse de Benjamin, Béatrice Miakakela-Toungamani, membre de la Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité, avait décidé de retirer son nom de la liste des plaignants à cause des menaces. Un événement indique que l’on doit prendre ces menaces au sérieux : le plaignant gabonais, Gregory Ngbwa Mintsa, a été arrêté le 30 décembre 2008 par la police de son pays, puis mis en liberté provisoire, en attendant d’être jugé pour avoir osé critiquer le président Omar Bongo. Une troisième personne avait fait part de son intention de joindre son nom à cette même plainte, c’est justement Bruno Ossébi. Entrepreneur franco-congolais vivant à Brazzaville, travaillant parfois pour l’Ambassade de France, il a, comme tant d’autres entrepreneurs, de très mauvaises relations avec le régime de Denis Sassou Nguesso, qu’il traite de « kleptocrate ».
Scoop Journaliste engagé, il alimente régulièrement le site militant www.mwinda.org (où il a par exemple évoqué le dossier de TC du 15 janvier). Il est devenu particulièrement gênant pour le régime. Signant de son vrai nom, il semblait considérer que la réputation de l’un de ses oncles, Henri Lopes, ambassadeur congolais à Paris et écrivain, le protégeait un minimum. Le 17 janvier, Bruno Ossébi avait notamment sorti un scoop en révélant que la société nationale du pétrole aurait essayé de négocier un prêt gagé de 100 millions de dollars sur le pétrole via la BNP Paribas. Un « préfinancement », interdit par la loi, que la banque française aurait ensuite refusé aux dignitaires du régime à cause de cette révélation, selon nos sources. Le 21 janvier donc, comme chez les Toungamani, sa maison a pris feu, à cause d’un « court-circuit ». Il partageait un pavillon avec sa compagne et deux enfants de celle-ci, âgés de 11 et 9 ans. Ils n’ont pas eu la même chance que les Toungamani. La compagne d’Ossebi et ses deux enfants sont morts brûlés. Bruno a survécu avec 30 % de son corps brûlé au deuxième degré. Il est soigné au CHU de Brazzaville et ne nécessiterait pas un rapatriement en France, selon l’ambassade de France. L’intention criminelle de ces incendies n’a pas été démontrée jusque-là. Mais le fait que la classe politique française et les grands médias ne réagissent pas en exigeant par exemple une enquête policière confirme une chose : la Françafrique sous Nicolas Sarkozy, bon ami de Sassou, demeure un sujet sensible, qu’il n’est pas bon d’exposer publiquement.
