Bonjour Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Je viens par la présente vous envoyer certains documents officiels en pièce jointe :
* le communiqué de presse de la coalition du refus au Gabon victime d’oppression (11/10/09)
* le communiqué de Mr Mba Obame annonçant sa grève de la faim (12/10/09)
* la Lettre ouverte au Président Sarkozy par une ONG (18/09/09)
* la proposition de sortie de crise de cette même ONG
Il est inconcevable que la France et les États Unis aient pris des mesures ou même pris le temps de s’exprimer sur le problème de la Guinée aussi rapidement tandis que les Gabonais et leurs leaders vivent sous une oppression militaire permanente au Gabon depuis la contestation de la proclamation des résultats officiels par le ministre de l’Intérieur.
Faut-il un bain de sang et des vidéos outrageantes comme celles de la Guinée pour dénoncer les meurtres et exactions dont sont victimes des enfants Gabonais avant de pouvoir susciter l’intérêt de la communauté internationale ?
Les Anges Gardiens de la Transparence sont actuellement en tournée de "dénonciation et exposition" du dossier Gabon entre le Canada et les Etats Unis notamment auprès de l’ONU où un dossier à déjà été déposé. Nous comptons aussi saisir la Cour de Justice Internationale.
Dans l’espoir que quelqu’un parmi vous accepte d’exposer les documents ci-joints,
Je vous remercie d’accepter l’expression de mes sentiments distingués.
Gloria Mika
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Gloria Mika Présidente et Porte Parole de l’Association : "Les Anges Gardiens de la Transparence" et de l’initiative "Les Anges Gardiens du Gabon" Rejoignez le Groupe Facebook : http://www.facebook.com/group.php?g... La Plateforme de Veille et d’Actions pour le Gabon Yolande Bazeghe Lekanga http://www.gabon2009.org/ Le Front Uni des Jeunes Patriotes Michael Mouity Nzamba http://www.facebook.com/group.php?g... Yannick Ebibie (Diaspora USA) http://www.gabontransparency.org (English)
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OBSERVATOIRE NATIONAL DE LA DEMOCRATIE
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Election présidentielle aout 2009
Proposition d’une solution de sortie de crise
1. Présentation de la situation
Au crépuscule de sa vie, le Président Omar BONGO ONDIMBA avait dressé un état de lieu sans complaisance de la situation socio-politique du Gabon en ces termes « L’Etat doit inspirer confiance, assurer et rassurer par son dynamisme, dans tous les secteurs d’activités relevant de ses compétences, cet Etat est actuellement affaibli par : l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière et le népotisme qui ont gangrené les pouvoirs publics … ».
Cette situation de décrépitude a entrainé une crise sociale sans précédent dans la fonction publique et au niveau du secteur privé et occasionné une fracture entre, d’un coté, une classe dirigeante riche, repue, corrompue et insensible et de l’autre, un peuple de plus en plus pauvre et dégouté de la chose politique. Le pays était déjà au bord du chaos.
Le décès du Président BONGO et l’ouverture d’une transition politique apaisée ont rapproché les gabonais et ouvert une nouvelle ère plein d’espoir pour le peuple. La forte participation des populations aux différentes phases de la dernière élection présidentielle traduit clairement la volonté des gabonais à se réapproprier leur destin et l’avenir de leur pays.
La proclamation des résultats électoraux aussitôt contestés et jugés contraires à l’expression démocratique des gabonais et les messages de félicitation adressés par les dirigeants de certains pays avant la fin du processus du contentieux électoral , en même temps qu’ils ouvrent une période d’incertitude pour l’avenir de notre pays, si la Cour Constitutionnelle venait à valider ce résultat en dépit des preuves de fraudes accablantes et des manquements graves présentés par les autres candidats dans leurs différentes requêtes, nous enseignent aussi que le vote seul ne suffit pas pour réguler la vie démocratique et assurer une alternance politique stable et paisible au Gabon, Il existe des pesanteurs externes et des réticences internes qui se trouvent aujourd’hui au dessus du vote.
Des mémoires des Gabonais, le pays n’a jamais été aussi proche d’une explosion : les deux camps politiques se regardent en chiens de faïence, le dialogue est rompu, la rue gronde et le front social se réactive.
Le Gouvernement, pour s’imposer et maintenir l’ordre, a tourné le dos au dialogue pour la répression. Aussi , en dehors des exactions, des assassinats et de graves violations des droits humains dont sont victimes les populations de Port Gentil , de la chasse aux sorcières engagée dans la fonction publique , des arrestations arbitraires et des tentatives de réduction des droits syndicaux , des rumeurs de plus en plus inquiétantes allant de l’élimination physique de certains leaders politiques et des membres de la société civile , à l’extermination des populations issues de certains groupes ethniques, circulent avec insistance .
Au niveau des populations, richement informées par les médias nationaux et internationaux sur le rôle joué par les autorités françaises au cours de cette élection , la France est tenu pour seul responsable de ce que la majorité des gabonais qualifient déjà de « Coup d’Etat Electoral » et de toutes les conséquences qui en découleront.
Le sentiment « Anti Français » se développe et fait le lit à la naissance de groupes contestataires violents et extrémistes qui menacent de s’en prendre aux ressortissants Français et aux intérêts de la France au Gabon, si la situation électorale en restait à l’état actuel.
Pour sortir de cette crise politique qui, très rapidement, sera rattrapée par une crise sociale, mise en veilleuse par les partenaires sociaux afin de donner une chance au processus de transition politique en cours, nous proposons la voie de la sagesse. Cette voie, nous l’empruntons à nos frères Sud Africains, qui, au sortir de l’apartheid ont :
* adopté une Constitution Consensuelle qui a permis à toutes les forces politiques du pays de participer à la gestion du pouvoir pendant un mandat ; * organisé un processus de réconciliation et de pardon avec la mise en place d’une commission « Vérité et Réconciliation ».
2. Proposition de sortie de crise
Notre proposition de sortie de crise repose sur trois actes :
1. Annulation de l’élection présidentielle du 30 Aout 2009 ; 2. Mise en place d’une période intérimaire de 6 mois ; 3. Mise en place d’une période transitoire de 5 ans.
21. Annulation de l’élection présidentielle
A l’examen des recours introduits par les différents candidats et vu les nombreux griefs enregistrés et avérés au cours de cette consultation électorale et présentés à la Cour Constitutionnelle, à savoir :
* La nullité des procès verbaux de centralisation des résultats, * Les fraudes massives, * La constatation dans l’urne d’un nombre de lots d’enveloppe accolées supérieur au nombre d’émargements, * L’empêchement des représentants de l’opposition à accéder dans certains bureaux de vote, * L’organisation des élections en dehors des circonscriptions, des sections électorales définies par la Loi et les lieux autres que les bureaux de vote, * La violence, * L’achat des consciences par la distribution des sommes d’argent, * Le défaut d’isoloir, * La propagande des autorités administratives, * La violation des conditions et formalités prescrites par les lois et règlements.
Nous pensons que la Cour Constitutionnelle n’aura aucune difficulté à déclarer l’annulation de cette élection présidentielle, si elle décide de dire le Droit et rien que le Droit.
22. Mise en place d’une période intérimaire de six (6) mois
Faisant suite à l’annulation de la présente élection présidentielle, nous proposons la mise en place d’une période intérimaire de six mois.
Cette période intérimaire sera dirigée par l’actuel président de la République et un gouvernement d’union nationale dont le Premier Ministre sortira des rangs de l’opposition. Le Gouvernement d’Union National comprendra en son sein :
* Les membres du camp Ali BONGO ONDIMBA (25%) * Les membres du camp André MBA OBAME (25%) * Les membres du camp Pierre MAMBOUNDOU (25%) * Les autres politiques (10%) * La Société Civile (15%)
Le Gouvernement d’Union Nationale aura deux (2) principales missions :
* Convoquer les assises politiques ; * Préparer et organiser les élections générales ;
221. Les assises politiques nationales
Le Gouvernement convoquera, dès sa prise de fonction, les assises politiques nationales auxquelles prendront part tous les acteurs politiques et la société civile. Les assisses politiques nationales auront pour objectifs de :
1. Elaborer et adopter une Constitution Consensuelle Intérimaire ; 2. Définir les conditions de création et de fonctionnement d’une commission pardon et réconciliation ; 3. Définir les conditions de négociation des accords politiques et économiques avec nos partenaires privilégiés.
2211. Constitution Intérimaire et Consensuelle
La Constitution Intérimaire et Consensuelle a pour objectif de créer les conditions d’une gestion en commun du pays par les grandes forces politiques pendant cinq (5) ans. Aussi, les élections présidentielles et législatives seront organisées ensemble et à la proportionnelle :
* Tous les partis ou groupement de partis qui atteindront un pourcentage de 10 % seront représentés à l’Assemblée Nationale ; * Tous les partis ou groupement de partis qui atteindront un pourcentage de 20 % participeront au Gouvernement ; * Tous les partis ou groupement de partis qui atteindront un pourcentage de 25 % auront un vice Président ; * Le parti ou le groupement de partis qui arrivera en tête de cette élection nommera le Président de la République, Le Premier Vice Président et le Premier Ministre.
Pour ce qui est des élections locales et sénatoriales, la formule actuelle sera maintenue.
L’adoption d’une telle constitution pour une période transitoire permettra de :
1. Aller tout doucement vers la constitution des grands partis politiques nationaux et ainsi tordre le coup au phénomène des petits partis politiques à forte coloration ethnique et locale. Aussi l’électeur gabonais aura la possibilité de choisir ses dirigeants non plus sur une base ethnique, affinitaire ou provinciale mais simplement sur la base idéologique ; 2. Faire participer toutes les grandes forces politiques à la gestion du pays, 3. Affronter ensemble les défis de l’après Bongo ; 4. Conduire ensemble les premiers pas du Gabon vers une économie moderne et diversifiée.
Par ailleurs, tous les gabonais se reconnaitront en leurs dirigeants et pourront ainsi soutenir les différents processus de réformes.
2212. Commission Pardon et Réconciliation
Après 42 ans de gestion d’un pouvoir, il est évident que plusieurs dirigeants et plusieurs gabonais anonymes ont commis un certains nombre d’indélicatesses. La peur de « ce que je deviendrai hors du pouvoir » peut amener certains d’entre eux à redouter le changement et ainsi prendre toutes les précautions pour s’accrocher au pouvoir.
Les Gabonais, au cours de ces assises, définiront les conditions de création et de fonctionnement d’une Commission « Pardon et Réconciliation » chargée de solder ce passif pour permettre aux uns et aux autres de prendre un nouveau départ dans la société sans la crainte d’une chasse aux sorcières.
2213. Négociation des accords avec nos partenaires
Les accords que nous entretenons avec nos partenaires occupent une place centrale dans la vie politique de notre pays. Les Assisses permettront de mettre les conditions de l’ouverture des négociations avec nos partenaires privilégiés de telle sorte que le changement à la tête du Gabon ne constitue pas à leurs yeux un danger qui remettrait en cause leurs intérêts.
222. Les élections générales
La deuxième activité du gouvernement sera de préparer et d’organiser des élections générales sur la base de la Constitution Intermédiaire Consensuelle, à savoir :
* Les présidentielles, * Les législatives, * Les locales, * Les sénatoriales.
Aussi, la première tache du gouvernement sera l’élaboration d’une liste électorale fiable avec la participation des acteurs politiques, la société civile et la communauté internationale.
En ce qui concerne l’organisation des élections, le gouvernement fera appel à l’Union Européenne, à l’Union Africaine et à l’ONU pour en assurer la supervision avec la participation de la société civile gabonaise.
23. La période transitoire
La période transitoire aura une durée de cinq (5). Elle démarrera après la prestation de serment du nouveau Président de la République. Au terme de cinq (5) année d’une cohabitation consensuelle et constitutionnelle, les gabonais décideront, au vu des résultats obtenus, de la suite à donner à leur système politique.
Il nous parait clair, qu’au cours de cette période transitoire plusieurs dossiers qui constituent actuellement des blocages à l’expression démocratique seront soldés, le peuple gabonais aurait gagné en maturité politique et le pays disposera de vrais partis politiques. Cette période transitoire préparera le Gabon à s’engager vers une démocratie ouverte, compétitive et moderne.
3. Les partenaires
Pour la mise en œuvre de ce processus, nous sollicitons, outre l’implication de tous les gabonais soucieux de préserver notre héritage de paix et de consolider la démocratie, l’appui des organisations internationales et de certains pays amis à savoir : l’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Francophonie, les Pays de la CEEAC, la France et les Etats Unies.
Agissons avant qu’il ne soit trop tard.
Le Président du Conseil d’Administration
Dieudonné MINLAMA MINTOGO
