Pour Survie, l’interpellation des élu-e-s par les citoyens est une priorité. Interpeller son élus, c’est en ré- instaurer un dialogue entre représentant-e-s et citoyen-ne-s, une pratique qui s’est atténuée l’association, dont l’histoire repose sur un travail titanesque d’interpellation et de construction avec des élus (voir)
Interpellons nos parlementaires
Nous proposons à nos adhérent-e-s et sympathisant-e-s de renouer un dialogue constructif avec leurs députés, leurs sénateurs, ou leurs députés européens. Ce dialogue se fait en parallèle de notre dénonciation des dérives de nombre de partis politiques dans l’histoire des relations entre la France et l’Afrique, autour desquels le silence actuel est redoutable. Aujourd’hui, différentes affaires (l’affaire Elf, l’Angolagate, l’affaire des Biens Mal Acquis), révèlent des dysfonctionnements de la politique de la France en Afrique – à la fois au niveau politique, judiciaire, militaire. Cela conduit, espérons-le, à un questionnement et un engagement croissant de la part d’élu-e-s qui, comme nous, souhaitent une politique transparente et responsable de la France et souhaitent lutter contre l’impunité. Mais leurs voix ne se font pas assez entendre.
Proposons-leur de mieux et de plus s’engager !
L’interpellation des élu-e-s a pour objectif d’obtenir du débat à l’assemblée autour de la politique de la France en Afrique. A terme, notre interpellation vise à ce que nos parlementaires fassent voter des lois permettant une évolution positive dans la politique de la France au niveau international, en particulier en Afrique… ce qui passe par :
un contrôle parlementaire sur toute action extérieure de la France notamment dans les domaines commerciaux, diplomatiques et militaires,
une clarification des prérogatives entre la Présidence de la République, le ministère des Affaires Étrangères et le Parlement en matière de politique extérieure de la France,
la suspension de la coopération dans les secteurs régaliens avec les régimes qui ne procèdent pas d’une élection démocratique ou qui bafouent les droits humains,
une transparence dans l’affectation des crédits de l’aide,
l’implication et la consultation systématique des sociétés civiles des pays partenaires dans la définition et l’évaluation des politiques bilatérales de coopération
Comment interpeller ?
Des militants …
L’interpellation se mène par les militants de Survie ou par les sympathisants qui utilisent des lettres et des dossiers créés par Survie pour aller voir leur élu-e-s.
Lorsque vous rencontrez les élus, vous ne représentez pas l’association, en revanche, vous pouvez vous présenter comme étant un adhérent-e ou sympathisant-e de l’association.
L’interpellation se fait de façon privilégiée entre les électeurs et leurs propres élu-e-s : ces derniers sont bien plus réceptifs lorsque ce sont des personnes vivant dans leur circonscription, au niveau local, qui les contactent.
Les rencontres avec les élu-e-s pourraient s’organiser entre des militants résidant dans les mêmes circonscriptions.
Des lettres et des rencontres
L’interpellation passe par l’écrit mais elle passe aussi, idéalement, par la rencontre, qui permet la mise en place d’un réel échange d’idées et de points de vue et qui permet de présenter nos arguments en détails et de convaincre nos interlocuteurs de la nécessité à agir.
Pour interpeller son élu-e, le mieux est d’avoir un échange positif, des propositions d’actions ensemble et d’actions qui réussissent, plutôt que de plomber la personne en face et la conversation en insistant sur la gravité des faits …
Le dialogue peut se faire sur des points précis des dossiers abordés par Survie. Il ne s’agit pas de s’entretenir de toutes les questions avec chaque élu-e mais de choisir des thématiques en lien avec l’actualité et avec leurs centres d’intérêts.
Qui interpeller ?
Pour trouver le contact de votre député : courriel, téléphone, adresse postale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/liste_alpha.asp
Pour nous contacter : contact@survie-paris.org
