Du 19 au 28 février
Semaine Anticoloniale à Paris www.anticolonial.net, contact@anticolonial.net
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Vendredi 26 février, 19h
« 2010, 50 années d’indépendances confisquées : l’actualité de la Françafrique »
avec Survie, Cercle Frantz, Fanon, AFASPA, CACIT (Togo), Fédération des Congoalis de la Diaspora, Assez de Coups d’Etat,
Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 2e.
Plusieurs intervenants présenteront l’histoire des décolonisations "volées" et l’actualité du néocolonialisme français en Afrique par différents cas concrets récents :
- Frantz fanon et les décolonisations avec le Cercle Frantz Fanon
- Congo brazzaville : Sassou Nguesso, pilier françafricain réélu par la fraude en 2009, avec Benjamin Moutsila, de la FCD (Fédération des Congolais de la Diaspora), auteur de Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique (L’Harmattan)
- Mauritanie : 2008-2009, retour sur un putsch légitimé par les autorités françaises, avec Omar Ould Dedde, de Assez de Coups d’Etat
- Madagascar : retour sur la crise actuelle, avec Jean-Claude Rabeherifara, de l’AFASPA (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique)
- Togo : à la veille de la réélection de Faure Gnassimbé ? avec le CACIT - Collectif des Associations Contre l’Impunite au Togo (sous réserve)
- 50 ans de Françafrique, avec un représentant de l’association Survie
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Vendredi 19 février à 19h
Soirée du Livre Anticolonial. Remise du 4ème Prix du Livre Anticolonial. Stands des libraires, installation artistique et lectures. Organisée par les librairies Ishtar, Le Point du Jour et Envie de Lire, La Clef, 21 rue de la Clef, 75005 Paris
Samedi 20 février, 14-23h :
Etats généraux anti-coloniaux de l’outre Mer, organisé par USTKE, CAAC Comores, continuité LKP, Armada et CLKP, collectif solidarité kanaky, MJKF, Cédétim, Cinéma La Clef, 21 Rue la Clef, 75005 Paris
Samedi 20 février, 10h30-18h :
Colloque identité nationale, identité coloniale : L’instrumentalisation de la notion d’identité national de l’époque coloniale à aujourd’hui. Lieu à con¬firmer
Dimanche 21 février, 10h
Hommage à Manouchian et au FTP de la MOI (Main d’Oeuvre Immigrée) Cimetière d’Ivry, rdv sortie métro porte de Choisy à 9h30
Lundi 22 février, 19h
Rencontre/débat : L’appel de Bandoung et ses conséquences (pour le 55ème anniversaire de 1955). Lieu à con¬firmer
Mardi 23 février, 14h-18h
Auditions pour la rédaction du rapport identité nationale = identité coloniale. A l’assemblée nationale
Mercredi 24 février, 19h
Rencontre-débat : Colonisation en Palestine, organisé par le CCIPPP, UJFP, ACCA Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 2e, 19h45 : Rencontre avec Sarah Kaminsky auteure de « Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire », org.Librairie Quilombo et Cedetim, CICP, 21 Ter Rue Voltaire, 75011 Paris
Jeudi 25 février
19h : Rencontre-débat : Climat, écologie et néocolonialisme, org par ZEP, Mairie 2e, 8 rue de la banque, 2e Paris
Jeudi 25 février, 20h30
Théatre anticoloniale de la Cie « à bout portant », La bellevilloise, 19-21 rue Boyer, 75020 Paris
Vendredi 26 février, 19h
Forum : « 2010, 50 années d’indépendances confisquées : l’actualité de la Françafrique », avec Survie, Cercle Frantz, Fanon, AFASPA, CACIT (Togo), Fédération des Congoalis de la Diaspora, Assez de Coups d’Etat Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 2e.
Samedi 27 février, 15h
Manifestation pour suppression ministère identité nationale , de la Bourse vers le ministère identité nationale
Samedi 27 février, 18h¸ PAF de 10euros
Soirée anticoloniale avec stands associations, mouvements, partis anticoloniaux : prix aux colonialistes de l’année. Bal anticolonial, avec le groupe « Toulebouze » (musique Kanak) et le groupe Ziryeb (Raï) Palais Brongniard, Place Bourse, 2e.
Dimanche 28 février, 15h
Conclusion semaine anticoloniale film Robert Guédidian et remise rapport sur identité coloniale de la France Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 2e, Paris
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contact@anticolonial.net
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Manifestation le samedi 27 février 2010 à 15h
De la Place de la Bourse au Ministère de l’immigration et de l’identité nationale Pour la suppression du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale Le colonialisme et ses produits dérivés ont aujourd’hui de nouvelles formes et de nouvelles dynamiques, qui s’inscrivent dans la réaction mondialisée contre tous les acquis des luttes populaires de la deuxième moitié du XXe siècle. En France, le Ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement, c’est le Ministère de la rafle et de la honte, c’est le Ministère des colonies. En créant un « Ministère de l’immigration et de l’identité française », puis en organisant avec le ministre Besson un « Grand débat » sur l’identité nationale qui mobilise les moyens de l’Etat, Nicolas Sarkozy encourage et organise le racisme dont l’islamophobie et la stigmatisation d’une partie de la population.
Ouvertement ciblés, les musulmans, destinataires d’une loi annoncée sur la Burqa, en butte aux faux dérapages/vraies insultes d’un Hortefeux ou d’une Morano, ministres en exercice d’un gouvernement qui tombe le masque. Le Président de la République met aujourd’hui en cohérence ses idées développées dans les discours de Marseille, Toulon et Dakar avec ses actes. C’est tout simplement la réintroduction d’un « Ministère des colonies » qu’il impose à la France. Comme l’ont déclaré les historiens et démographes qui ont démissionné des instances du musée de l’immigration : « Associer immigration et identité nationale, c’est inscrire l’immigration comme « problème pour la France et les Français dans leur être même ». C’est utiliser sans vergogne la technique déjà éprouvée du « bouc émissaire », afin de dresser les gens les uns contre les autres et les détourner des vrais problèmes. C’est aussi permettre à un système toxique de perdurer en privilégiant les véritables responsables de la crise, bénéficiaires d’une mondialisation inhumaine. Ce Ministère utilise des méthodes dignes du temps des colonies : rafles de sans-papiers, contrôle d’identité au faciès illégaux, contrôle dans les restaurants, les cafés, les épiceries, devant les écoles, dans les hôpitaux, jusqu’aux administrations (centres de Sécurité Sociale, impôts, pôle emploi) cyniquement invitées à la délation. Il organise des centres de rétention surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. La police expulse des familles arrêtées au petit matin à leur domicile. Au nom de l’identité nationale on démantèle le droit d’asile, on renvoie des Afghans dans un pays en guerre après les avoir traqués, et on casse le droit au regroupement familial. La politique dite de « codéveloppement » n’est qu’un trompe l’œil permettant la continuation des politiques néo-coloniales. L’« immigration choisie » débouche sur un pillage des cerveaux qui renforce le pillage des ressources naturelles des pays d’émigration, rendu possible par l’usage de la dette et la complicité des dictateurs africains « amis de la France ». Cette grande famille françafricaine sera d’ailleurs au complet pour le défilé du 14 juillet en cette année 2010, cinquantenaire hypocrite des indépendances africaines.
Cette politique anti-immigrés se double d’une stigmatisation et d’une ségrégation des quartiers populaires qu’il s’agit de quadriller à l’aide des BAC et des CRS. Lors des émeutes de novembre 2005, le pouvoir avait même été jusqu’à appliquer de nouveau la loi sur l’état d’urgence utilisée durant la guerre d’Algérie.
Malgré les promesses faites à la suite des mouvements de protestation et de la grève générale contre la « Pwofitasyon », dans les territoires d’outre-mer, les pratiques coloniales perdurent comme le montrent les révoltes sociales actuelles.
Au mois de février le Ministre Besson rendra son rapport sur l’« identité nationale ». A un mois des élections régionales, le pouvoir veut utiliser la haine contre les immigrés et leurs descendants pour siphonner les voix du Front national. Nous devons refuser cette politique qui sème la division et nous appelons à une manifestation pour la suppression du ministère de l’Immigration. ` Cette manifestation est organisée cinq ans après le vote de la loi sur la colonisation positive et dans le cadre de la 5e semaine anticoloniale du 19 au 28 février 2010.
Le 23 février 2005, l’Assemblée nationale votait un amendement qui consacrait « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » alors que pendant plus de quatre siècles le colonialisme français a participé activement à la traite négrière, au pillage et à l’oppression violente de peuples dont elle a pillé les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l’histoire, effacé la mémoire.
Nous avons fait reculer le pouvoir il y a cinq ans qui a du supprimer l’article 4 de la loi colonialiste du 23 février 2005. Nous pouvons le faire reculer aujourd’hui en exigeant et en obtenant la suppression du Ministère de l’Immigration. Participons à la création d’un ministère de la décolonisation et de l’égalité réelle. Obtenons la régularisation de tous les sans-papiers et le droit de vote des immigrés. Construisons et préparons dès maintenant les changements et propositions permettant de sortir du colonialisme !
Tous ensemble exigeons, la suppression du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale !
Tous ensemble pour sortir du colonialisme !
Premiers signataires :
ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACTIT, AFASPA, Afriques en lutte, Les Alternatifs, Alternative libertaire, AMF (association des Marocains en France), ASDHOM, ATMF, ATTAC, CAAC-Comores, CCIPPP, CEDETIM, Cercle Frantz Fanon, Conscience Musulmane, CMF, CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie), CREF, Droits Devant, ENAAC, FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), FCD (Fédération des Congolais de la Diaspora), FETAF, Fondation Frantz Fanon, FTCR, Génération Diversité, Identité Plurielle, Les Indivisibles, Ishtar, Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers, Les Oranges, MCD, MJKF, MQJS (Mouvement des Quartiers pour la justice sociale), MRAP, NPA, Peace Breather, PCF, Pôle Ethique, Réseau Frantz Fanon International, Respaix, Réveil des Consciences, Survie, UJFP, Union Syndicale Solidaires, USTKE, Les Verts, La Voie Démocratique, ZEP, 93 au cœur de la République
