Jeudi 9 juillet 2009

Communiqué Elections présidentielles du 12 juillet 2009 au Congo-Brazzaville

Survie, FCD, Peuples solidiaires, Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France, Secours catholique.

Jeudi 16 juillet 2009, par Régis (Survie Paris) // Contre la françafrique !

Appel des Organisations de la Société Civile congolaise et française présentes en France

Elections présidentielles du 12 juillet 2009 en République du Congo : Vigilance à l’approche d’un drame politique annoncé.

Communiqué, le 9 juillet 2009

Fédération de Congolais de la Diaspora (FCD), Peuples solidiaires, Réseau Foi et Justice Afrique Europe Antenne France, Secours catholique, Survie.

Les Organisations de la Société Civile congolaise et française présentes en France souhaitent alerter la communauté internationale et l’opinion publique sur les dramatiques conditions de préparation de l’élection présidentielle prévue le 12 juillet prochain.

En 1997, Denis Sassou Nguesso, avec la bénédiction de l’Elysée et de la multinationale ELF devenue TOTAL, s’autoproclamait Président de la République du Congo après avoir déclenché la guerre civile. La jeune démocratie congolaise était alors complètement déstabilisée, la constitution consensuelle abrogée et les représentants légaux élus par le peuple remplacés. Depuis, le pouvoir militaire et dictatorial instauré n’a cessé d’étendre sa puissance tant matérielle que sociale sur une population réduite à un taux de pauvreté alarmant et à la peur permanente du lendemain à la suite des nombreux massacres orchestrés par le pouvoir en place (cf l’affaire des disparus du Beach, relancée récemment par la Cour de Cassation à Paris).

C’est précisément dans ce même climat que vont se tenir les prochaines élections présidentielles. Tous les Congolais appelés aux urnes le 12 juillet 2009 ont en mémoire le déroulement peu démocratique des élections de 2002 au cours desquelles la manipulation des résultats avait permis à Denis Sassou Nguesso d’afficher une victoire écrasante avec 89,41% des suffrages exprimés, score peu crédible mais salué par la France.

Ils ont aussi en mémoire le score de l’actuel président lors du seul scrutin déclaré libre et transparent par l’ensemble de la communauté internationale en 1992 : moins de 17%, en troisième position.

Depuis 2002, la situation politique ne s’est pas améliorée, en témoignent par exemple les législatives de juin et juillet 2007 qui se sont tenues dans des conditions catastrophiques et dont, fait probablement unique au monde, les résultats ont été proclamés sans annoncer le nombre d’électeurs inscrits et de votants.

Dans le même temps, le Congo a enregistré une hausse vertigineuse de ses revenus pétroliers (plus de 2 milliards d’euros d’excédent budgétaire en 2008, soit 50% du budget de l’Etat) ne profitant qu’aux proches du Chef de l’Etat, comme en témoigne entre autres l’affaire des Biens Mal Acquis, et alors que 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté et dans une paupérisation croissante et un non développement.

Les conditions pour une élection libre et transparente sont-elles réunies aujourd’hui ? Malheureusement, le gouvernement congolais en place n’ayant pas donné suite à l’offre de l’Union Européenne d’observer le processus électoral, il est illusoire de s’attendre à autre chose qu’un simulacre d’élection avec des résultats déjà connus à l’avance étant données les conditions de préparation :

- Commission Electorale Nationale Indépendante refusée par le régime en place,
- Droits de l’opposition systématiquement bafoués pendant la campagne électorale,
- Absence de clarté des listes électorales basées sur le recensement tronqué de 2007,
- Non-respect continuel de la Constitution.

Nous lançons un appel à la communauté internationale pour qu’elle reste vigilante et relève, publiquement et de façon impartiale, toutes les failles de cette réélection annoncée. Car, pour les forces citoyennes, la seule alternative possible au gouvernement actuel réside non pas dans l’existence de candidats d’opposition dits crédibles mais dans la refonte des bases du processus même des élections et du système politique.

Le risque est grand qu’au lendemain du 12 juillet, le Congo sombre à nouveau dans des troubles graves.

Cet appel s’adresse particulièrement à la France qui entretient des liens toujours ambigus avec ce pays, cas d’école de la Françafrique, comme en témoignent les déclarations du Président Nicolas Sarkozy à Brazzaville le 28 mars dernier : « grâce au Président SASSOU NGUESSO, le Congo a retrouvé la stabilité et la sécurité », alors qu’il est le premier responsable des années de guerre civile et de massacres entre 1997 et 2002.

La France pourrait s’inspirer des positions qu’elle avait prises au moment des élections au Zimbabwe en 2008 : elle avait condamné par avance des élections faussées. En 2002, la communauté internationale avait également condamné le Zimbabwe pour ses élections truquées alors qu’elle fermait les yeux sur celles du Congo qui s’étaient déroulées dans des conditions d’organisation similaires.

Contacts presse :
- Anne Bonnefont, Secours catholique : anne-bonnefont@secours-catholique.asso.fr, 06 07 12 46 36.
- Benjamin Moutsila, Fédération des Congolais de la Diaspora, 06 83 12 12 92.
- Olivier Thimonier, Survie : olivier.thimonier@survie.org, 01 44 61 03 25.

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2 Messages de forum

  • les français exagères ils aiment toujours fourré leur nez partout ce sont les mêmes qui nous inciyes dans les guerres ils sont méchants ils ne voyent que leurs interêt
    je sui sdésolé pour le comportement

    Répondre à ce message

  • Ne faut-il pas analyser le faible taux de participation comme une sanction infligée par le Peuple Congolais, véritable et unique opposant, a tous les candidats qui ont accepte de concourir a une élection inconstitutionnelle ? Et non pas une sanction uniquement contre M. Sassou Nguesso ?

    Modeste Boukadia a établi depuis le mois de mars 2009 que les conditions d’une élection transparente au Congo n’étaient pas réunies et a bénéficie en cela de l’appuie de la population de Brazzaville comme le relate la presse de Brazzaville et de Kinshasa.

    Lire et télécharger "Modeste Boukadia refuse de cautionner un Coup d’État constitutionnel au Congo"
    http://www.congo-sangha.com/cdrc-revue-de-presse/modeste-boukadia-refuse-de-cautionner-un-coup-detat-constitutionnel-au-congo.html (copier le lien dans la barre d’adresse du navigateur)

    Refusant de déposer sa candidature a démocratique n’est pas respectée il a appelé la population a l’abstention. Il a tenu plusieurs conférences a ce sujet dans plusieurs villes. L’une d’elle, a laquelle s’étaient rendus plusieurs milliers de congolaises et de congolais, et qui avaient été annuelle pour cause d’obstruction de M. Ibovi, porte-parole du gouvernement de M. Sassou Nguesso.

    Telecharger article : "Modeste Boukadia met Sassou Nguesso en difficulté" (Journal "Tapis Rouge", Kinshasa Republique Democratique du Congo) Edition du 15Juin 2009) http://www.congo-sangha.com/Presse-... (copier le lien dans la barre d’adresse du navigateur)

    Pourtant, la solution de Modeste Boukadia, qui appelle tous acteurs politiques a débattre, est pour le bénéfice de l’ensemble de la classe politique car assurant une égalité de traitement pour tous et mettant en place les conditions juridiques et électorales susceptibles de rassurer les Congolaises et les congolais que la transition apaisée est enfin en route. Il s’agit de mettre en place un gouvernement de transition qui sera en charge de mettre en place les conditions d’une élection présidentielle transparente et incontestable.

    Pour offrir ce débat d’idée et la transition tant souhaitée par le Peuple Congolais, véritable opposant, il est tant d’engager la concertation autour de la formation de ce gouvernement d’union national.

    "Toute la classe politique doit faire l’effort de s’élever au-dessus des calculs politiciens afin que nous allions vers la préparation des élections véritablement libres et transparentes pour préserver la paix et la tranquillité publique si chères à toutes les Congolaises et à tous les Congolais." a déclaré M. Boukadia le 9 juin 2009 lors d’une conférence de presse a son domicile de Brazzaville.

    Lire la déclaration : "La solution pour des élections libres au Congo engage tout le monde" - http://www.congo-sangha.com/blog/la-solution-pour-des-elections-libres-au-congo-engage-tout-le-monde.html (copier le lien dans la barre d’adresse du navigateur)

    Contacter M. Boukadia et son Equipe :
    http://www.congo-sangha.com/adresse-cdrc-congo-brazzaville/Siege-Social-Cercle-des-Democrates-et-Republicains-du-Congo.html

    Contacts par regions du Congo
    http://www.congo-sangha.com/latest/contacter-le-cdrc.html

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