1. Lutte pour la démocratie et l’état de droit au Togo sur Paris (2010) ; 2. Actualités (2010) ; 3. Analyses (2010) ; 4. Historique (2005)
Plus d’info :
Sur l’actualité : Journaux
Sur l’historique : Société Civile
http://survie.org/francafrique/togo/?lang=fr
Coté gouvernement togolais et RPT :
UE :
http://www.moeue-togo.eu/FR/Legal.html
1. Lutte pour la démocratie et l’état de droit au Togo sur Paris (2010)
Quelques rendez-vous :
A partir du 25 janvier, Action de sensibilisation et d’information des député-e-s d’Ile-de-France http://www.survie-paris.org/l-interpellation-en-cours.html
Mercredi 17 février, 15h, Conférence de presse organisée par Survie avec André Afanou du CACIT
Jeudi 4 mars, Elections présidentielles au Togo
Dimanche 7 mars, 11-15h, Manifestation du FRAC, Front Républicain pour l’Alternance et le Changement, Devant le bureau de l’Union Européenne, 288 Bvd St-Germain, M° Assemblée Nationale.Jeudi 11 Mars, 15-18h, manifestation du FRAC, Assemblée Nationale, Place Edouard Herriot, 7e, M° Assemblée Nationale, Solferino, Invalides ou RER Musée d’Orsay. Samedi 13 mars, 15h30-18h, manifestation du FRAC, 5 Place République, M° République, Organisé par le FRAC. Rassemblement statique : Stratégie et mot d’ordre du FRAC
Samedi 20 mars, à partir de 12h, devant le siège de l’U.N.E.S.C.O. au 7 Place de Fontenoy Paris 7ème. Léonore Zohou, mère de famille togolaise se mettra à son tour en grève de la faim illimitée : Pour protester contre le coup d’état électoral du régime gnassingbé faure au Togo le 04 mars 2010. C’est la 3e grève de la faim à Paris.
La mobilisation continue sur Paris : rendez-vous tous les 2e jeudis du mois à 19h au collectif ’élections en Afrique’ : prochaines réunions 15 avril, 20 mai.
Le 14 avril 2010 est né à Paris, le MoLiTo, « Mouvement du 4 mars pour la Libération du Togo » http://etiame.com/etiame1139.htm
Aux côtés des représentants du FRAC, de l’UFC, de Sursaut Togo, de la CDPA, du CMDT, du CTR, de Togo Futur, de La Plateforme Panafricaine, les organisations et partis français suivants ont participé à la naissance du mouvement et constituent ses premiers soutiens : Le PCF, les Verts, le NPA, la Gauche Unitaire, Peuples Observateurs.
Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise & Mouvement du 4 mars pour la Liberation du Togo invitate à une grande manifestation le 27 avril a paris de 17h a 20h parvis des droits de l’homme au Trocadero, paris 16e, M° Trocadero
2. Actualités (2010)
http://www.liberationafrique.org/spip.php?article2592
13 août 2010, Déclaration des organisation de défense des droits de l’homme suite aux menaces d’un officer français sur un journaliste togolais (note : lieutenant-colonel Romuald Létondot)
[…] Au regard de tout ceci, les organisations signataires de la présente déclaration notamment Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo), Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH), Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits de l’Homme (ATDPDH), Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), la Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits de l’Homme (CTDDH), Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO) :
Se félicitent que les autorités françaises se soient démarquées sans ambiguïté de cette attitude répréhensible de leur employé en poste auprès de l’armée togolaise ;
Demandent à la France de veiller à ce que toutes les sanctions envisagées contre cet officier soient effectivement prises pour dissuader toute nouvelle velléité d’atteinte à la liberté et à l’intégrité des journalistes, défenseurs des droits de l’homme et des citoyens togolais ;
Restent attentives aux comportements des forces de l’ordre togolaises lors des manifestations publiques futures pour s’assurer que leur attitude traduise les valeurs et principes de défense des droits de l’homme auxquels les autorités togolaises et françaises disent être attachées.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/militaire-francais-au-togo-je-me-suis-fait-pieger_912006.html
12 août 2010, Militaire français au Togo : "Je me suis fait piéger" Par Anne-Laurence Gollion, l’Express
Au coeur d’une polémique à la suite d’une vidéo le montrant menacer avec véhémence à un journaliste togolais, Romuald Létondot revient sur les circonstances et les suites de l’incident.
http://www.youtube.com/watch?v=wcVvyhgu_2M
10 août 2010, un coopérant militaire français s’en prend à un journaliste Togolais
Le journaliste togolais Didier Ledoux pris à partie par un coopérant militaire français, un colonel de l’armée française. Il a accusé notre confrère de prendre des photos de lui lors des heurts entre gendarmes togolais et militants de l’opposition togolaise
http://www.etiame.com/etiame1246.htm
11 août 2010, Togo : Congrès extraordinaire de l’UFC : Résolution N° 03/CE-UFC/2010 relative au réaménagement des organes de l’UFC
Jean-Pierre Fabre prend la présidence de l’UFC à la place de Gilchrist Olympio
http://www.survie-paris.org/togo-degradation-de-la-situation.html
25 avril 2010, Déclaration des organisations de défense des droits de l’homme sur la dégradation de la situation des droits et libertés
Nous, Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) ci-après : L’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo) ; L’Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits de l’Homme (ATDPDH) ; L’Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH) ; Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) ; La Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits de l’Homme (CTDDH) ; La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) ; Vu la dégradation sans cesse croissante du climat sociopolitique et des droits de l’homme au Togo depuis la fin du scrutin du 04 mars 2010, avec son cortège de violences et de violations des droits humains ; Conscientes qu’une inaction de notre part risque d’hypothéquer la paix sociale et entraver la construction de l’Etat de droit ; Avons décidé de mener des actions concertées pour alerter l’opinion nationale et internationale sur nos vives préoccupations sur la situation des droits de l’homme au Togo. …
24 avril, Contestation des résultats : Lomé ville morte lundi 26 avril
http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=11&idnews=15068
24 avril, L’Eglise catholique préfère taire la vérité : La publication du rapport final de la CENJP bloquée « par la peur »
… Des indices poussent à donner le crédit nécessaire à cette allégation de peur. Il se fait que le Président de la fameuse Commission épiscopale Justice et Paix qui a accrédité la Mission se trouve être un certain Nicodème Barrigah Benissan, le Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. Il nous revient que c’est depuis sa nomination à la tête de la CVJR que l’intérim est assuré par Mgr Koutoh. On se garde donc de compliquer la tâche à l’évêque d’Atakpamé par la publication du rapport final de la CENJP. Au regard de ces raisons, bien malin pourrait présager le moment de sa publication. Avec les éventuelles pressions, l’Eglise pourrait lâcher prise et l’ordonner, mais il y a risque qu’il soit tronqué, dans le seul but de ménager les employeurs de Mgr Barrigah. Ce mutisme de la CENJP sonne comme une complicité de l’Eglise avec le pouvoir en place. Il rentre même en contradiction frontale avec les idéaux mêmes de la Commission-mère : Justice et Paix. Ce silence dû à la peur est une caution indirecte au hold-up électoral qui a été opéré par le pouvoir RPT pour offrir le fauteuil à son candidat. Et en cela on ne voit aucune différence entre l’Eglise et les diverses missions d’observations et Etats qui ont félicité Faure Gnassingbé de sa victoire, une sorte de reconnaissance de sa réélection….
http://etiame.com/etiame1141.htm
22 avril, Veillée de prières organisée par l’opposition réprimée dans le sang : Bilan : Plusieurs blessées dont six cas graves, Des miliciens en renfort aux forces de l’ordre
http://www.fidh.org/les-arrestations-de-militants-politiques-sont
21 avril, La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation membre au Togo, la Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH), condamnent les arrestations de militants politiques et appellent au respect des droits civils et politiques au Togo dans la période post-électorale.
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-74671QE.htm
20 avril 2004, Réponse du Ministère des Affaires Etrangères français au député Francois Asensi
L’élection présidentielle togolaise a eu lieu le 4 mars 2010. Les précédents scrutins du même type au Togo se sont déroulés dans des conditions controversées avec en particulier, en 2005, des manifestations violemment réprimées qui ont causé plusieurs centaines de morts. Les élections législatives d’octobre 2007 ont toutefois ouvert un cycle de renforcement démocratique du Togo. Le Gouvernement est parvenu, notamment grâce aux efforts de la France, à renouer avec une partie de la communauté internationale et des bailleurs de fonds. L’élection présidentielle du 4 mars 2010 s’est déroulée dans le calme et sans manifestations de violences. L’action de notre pays aux côtés du Togo vise à l’approfondissement et à l’ancrage de la démocratie dans ce pays mais également à éviter les débordements violents qui ont eu lieu par le passé. Pour répondre à cette préoccupation, la France, via l’Agence française de développement (AFD) et France Coopération Internationale, est engagée dans un projet de sécurisation des élections au Togo sur financement européen. Un tel appui avait déjà été mis en oeuvre en 2007, en équipant et formant une force spéciale de la police et de la gendarmerie. Le projet de 2010 vise à pérenniser ces efforts en les intégrant dans une stratégie plus longue de réforme du système de sécurité. Le comportement de la force de sécurité de l’élection présidentielle (FOSEP), pendant la campagne, le jour du scrutin et dans la période post électorale, a été mesuré et a permis de maintenir le calme. En réponse à l’invitation du Gouvernement de la République du Togo, la Commission européenne avait décidé de l’envoi d’une mission d’observation électorale de grande ampleur. Déployée du 12 janvier au 24 mars 2010, l’équipe cadre de huit personnes dirigée par un Français, a été accompagnée de trente observateurs de long terme et quatre-vingt observateurs de court terme, parmi lesquels une très forte proportion de Français (12). Outre les observateurs internationaux de la Commission européenne et de la CEDEAO, plusieurs milliers d’observateurs nationaux se sont déployés sur le terrain le jour du scrutin. Une déclaration préliminaire de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne a déjà été publiée et le rapport définitif de cette mission est attendu en avril. Ces premières conclusions ne remettent pas en cause les résultats définitifs qui ont été proclamés par la Cour constitutionnelle le 18 mars 2010, et qui confirment la victoire du président sortant, Faure Gnassingbé, avec 60,88 % des voix. La France, comme l’Allemagne et l’Union européenne ainsi que de nombreux pays africains, a pris acte de ces résultats définitifs et continuera d’accompagner le Togo dans l’approfondissement de la démocratie et sur la voie du développement.
http://icilome.com/nouvelles/news.asp?id=1&idnews=14987
15 avril 2010, Le parti socialiste français exprime sa plus vive inquiétude quant à l’évolution de la situation politique au Togo.
Selon un communiqué rendu public ce jour, le parti socialiste français exprime sa plus vive inquiétude quant à l’évolution de la situation politique au Togo. PARIS, France, 15 avril 2010. Les fortes réserves que nous avions exprimées en février dernier sur la préparation du scrutin présidentiel, avec le rejet abusif de la candidature de Kofi Yamgnane, l’absence de consensus entre forces politiques sur le mode de scrutin et son déroulement, se trouvent aujourd’hui pleinement justifiées. En effet, le scrutin qui s’est tenu n’a pas abouti à un résultat incontestable, conduisant aux tensions observées actuellement. Hier, le siège de l’UFC a été encerclé, son secrétaire général empêché d’y accéder et plusieurs membres de l’UFC interpellés. Le PS appelle les autorités togolaises à prendre acte des manques de la dernière élection pour permettre un retour à un véritable ordre démocratique. Le parti socialiste demande également aux institutions européennes de dresser un bilan précis de l’utilisation des fonds qui ont été alloués à l’organisation de ce scrutin présidentiel et à tirer toutes les conséquences des tensions politiques observées en ce moment au Togo. (Parti Socialiste français (PS))
http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=11&idnews=14985
15 avril 2010, Répression barbare de la manifestation du FRAC le 14 avril
Ce mercredi 14 Avril 2010, aux environs de 16h GMT, toutes les rues menant au siège de l’Union des Forces de Changement (UFC) ont été bouclées par les forces de l’ordre. Des centaines d’éléments de la Force Election Présidentielle FOSEP ont alors fait irruption dans le siège du parti arrêtant tous ceux qui s’y trouvaient, soit environ 70 personnes, militants, sympathisants et même responsables Plusieurs d’entre eux ont été passés à tabac dans l’enceinte du siège du parti avant d’être embarqués. Le Secrétaire Général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre qui se rendait à son bureau a été prié de rebrousser chemin.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5277
15 avril, par Kofi Yamgnane, Porte parole du Frac, Togo : le temps des « bavures »
… Dans les environs du siège de l’UFC, bouclés par la gendarmerie, il y a eu des échauffourées entre les gendarmes et les jeunes militants présents là. Une centaine de personnes se trouvant sur les lieux, en majorité des femmes, ont été arrêtées, bastonnées, menottées et emmenées à la gendarmerie. Lors de ces interpellations musclées et ensuite dans les locaux de la gendarmerie, plusieurs femmes ont subi des violences inqualifiables : attouchements, viols et autres traitements inhumains et dégradants.
12 Avril 2010, Brouillard et Nègrerie au parlement européen : Louis Michel au secours de Faure
… La Debascherie et son outil de propagande ( www.republicoftogo.com) ne demandaient pas mieux : « Louis Michel, également membre de la mission d’observation au Togo, a estimé que le scrutin s’était déroulé dans la transparence avec certaines dispositions qui n’existent même pas dans les pays européens avec l’affichage de la liste des électeurs à l’extérieur des bureaux de vote ».
http://fr.allafrica.com/stories/201004130036.html
12 Avril, Republic of Togo (Lomé), Togo : Le Parlement européen valide le scrutin du 4 mars
Le rapport préliminaire sur les élections présidentielles au Togo a été présenté lundi après-midi au Parlement européen par Michael Gahler , le chef de la mission des observateurs européens.
http://survie.org/billets-d-afrique/2010/190-avril-2010/article/la-presidentielle-du-4-mars-ou
7 avril, Billets d’Afrique, Survie, par Comi Toulabor, La présidentielle du 4 mars ou comment l’histoire électorale bégaie
Les résultats de la présidentielle du 4 mars, financée par l’Union européenne, sont tombés conformes à ceux qui l’ont précédée depuis 1990… La fraude électorale, une pratique structurelle … Des pratiques électorales frauduleuses qui remontent aux années 1940 … La fraude pour maintenir un « ami » au pouvoir
http://transnat.lesverts.fr/article.php3?id_article=74
27 mars 2010, Planète verte, Brigitte BROZIO et Benjamin BIBAS, les Verts, Election présidentielle au Togo : pour une observation conjointe Union européenne / société civile
… Quant à la vice-présidente de la Commission européenne et Haute Représentante aux affaires extérieures et à la politique de sécurité, Mme Catherine ASHTON, elle a, avec le Commissaire en charge du développement Andris PIEBALGS, appelé les Togolais... essentiellement à la tranquillité. "Nous avons suivi avec beaucoup d’attention le déroulement des élections au Togo. Nous rendons hommage au sens civique des Togolais qui ont voté dans le calme, et nous les appelons à continuer à faire preuve de leur sens des responsabilités et à résoudre tout contentieux électoral éventuel selon les voies de recours légales", ont-ils souligné dans une déclaration. Nous trouvons cette position un peu courte, et surtout trop peu politique. Car soit l’Union européenne finance des élections et elle se donne les moyens d’en garantir la transparence. Soit elle se met dans une position d’assistance à dictateur en recherche de légitimité électorale. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le 10 mars 2010, seule l’Union africaine a reconnu les résultats provisoires proclamés par la CENI. L’Union européenne et la France, dont les avis seront déterminants pour assurer la légitimité du nouvel élu, n’ont pas donné leur position. Pour qu’elles puissent le faire en connaissance de cause, il faudrait que des résultats alternatifs puissent être opposés à ceux de la CENI. De tels résultats sont en cours d’élaboration par l’opposition - dont les ordinateurs ont été saccagés lundi 8 mars par la FOSEP, gendarmerie spéciale équipée grâce à des financements européens octroyés via l’agence gouvernementale France Coopération Internationale -, ainsi que par des organisations de la société civile togolaise regroupés au sein d’un "Mécanisme de coordination des activités de la société civile" qui ont déployé des observateurs dans les centres de vote sur l’ensemble du territoire national. Or plusieurs militants des organisations membres de ce "Mécanisme de coordination..." ont également été intimidés voire emprisonnés par la FOSEP. Seuls les jours à venir nous diront ce qu’il adviendra du résultat de l’élection présidentielle du 4 mars au Togo. A l’heure actuelle, on ne peut malheureusment qu’espérer que les Togolais ne seront pas à nouveau privés d’un résultat transparent. Mais le déroulement de ce scrutin appelle à l’avenir à imaginer et surtout mettre en oeuvre, dans tous les pays réputés autoritaires où l’Union européenne finance et observe des élections, une coordination étroite entre les observateurs de l’Union européenne et un collectif d’organisations de la société civile du pays concerné. En effet, dans un contexte électoral le plus souvent très tendu, celles-là n’ont que très rarement les possibilités concrètes de produire seules des résultats alternatifs à un pouvoir en place qui dispose au contraire, à tous les maillons de la chaîne électorale (établissement des listes, campagne électorale, scrutin proprement dit, centralisation et proclamation des résultats...), de tous les moyens pour falsifier le suffrage du peuple.
http://www.letogolais.com/article.html?nid=4143
29 mars, mémorandum de Synergie-Togo sur les élections présidentielles 2010
Sur le thème « Mieux Voter, Bien Compter, Vrai Restituer » Synergie-Togo a tenu, entre le 14 février et le 17 Octobre 2009, un cycle de trois conférences relatives aux conditions de transparence des élections présidentielles de 2010. Ces conférences ont réuni, autour des problématiques relatives aux trois étapes du processus électoral, des représentants des organisations de la société civile, ceux des partis politiques, de la diaspora et des invités spéciaux actifs dans le monde politique ou associatif au Togo. Synergie-Togo s’est attaché à identifier et analyser les conditions de la tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques. La démarche était basée sur la conviction selon laquelle pour que des élections soient acceptées par tous et que la victoire du gagnant soit reconnue par tous les concurrents, les conditions d’organisation et de tenue du scrutin doivent être acceptables et acceptées par tous à chacune des étapes du processus. Malheureusement, force est de constater que toutes les étapes de préparation, de déroulement et de restitution des résultats des élections présidentielles du 4 mars 2010 ont été méthodiquement viciées et bâclées et que la tenue du scrutin est loin de répondre aux enjeux liés à la crise politique née des élections controversées de 2005 par lesquels Mr Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir.
Sur le « mieux voter », étape préparatoire des élections, il est à signaler les insuffisances notoires suivantes :
liste électorale gonflée de près de 450 000 électeurs, 16% du corps électoral
convocation du corps électoral en flagrante violation de l’article 61 de la constitution togolaise
impossibilité des candidats à l’élection présidentielle de faire un recours compte tenu de la date de publication de la liste électorale, soit moins de sept jours avant la date du scrutin
refus d’authentification des bulletins de vote permettant le surnombre de bulletins de vote trouvés dans les urnes par rapport aux votants, ainsi qu’en font foi les procès-verbaux du dépouillement de plusieurs bureaux de vote
refus d’utilisation du système VSAT garantissant une transmission fiable des résultats des centres électoraux locaux vers le centre national, au profit d’un système parallèle installé la veille du scrutin par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)
achats massifs de conscience en violation de l’article 93 du code électoral, par le soutien au candidat sortant de plusieurs associations, et par la distribution de dons et de libéralités sur toute l’étendue du territoire
Sur le « Bien compter », phase de déroulement du scrutin
vote anticipé du corps armé sans preuve de vote (encre indélébile), favorisant les votes multiples
votes des mineurs noté dans le rapport préliminaire des observateurs de l’Union Européenne
encre indélébile non utilisée dans de nombreux bureaux de vote, favorisant les votes multiples
Sur le « Vrai restituer », la restitution de la vérité des urnes
Transmission des résultats par voie directe par les CELI au lieu de la transmission par VSAT, les résultats n’ont donc pas pu être contrôlables
Saisie par la gendarmerie des procès-verbaux originaux du candidat de l’opposition, principal challenger du candidat du parti au pouvoir, et du matériel informatique permettant la compilation des résultats du scrutin
Arrestation des membres du parti du candidat de l’opposition, principal challenger du candidat du parti au pouvoir, présents dans le centre de traitement des données de l’élection
Arrestations arbitraires d’opposants sur de motifs fallacieux, dont plusieurs de nationalité française
Compte tenu de tous ces éléments concordants, il apparaît que le processus électoral a délibérément manqué de transparence, de justice et de fiabilité, ce qui en entache gravement sa crédibilité, tant au regard des normes internationales que des moyens humains et financiers engagés par l’Union Européenne.
Synergie-Togo ne peut soutenir des résultats sortis des urnes avec autant d’électeurs fictifs et d’irrégularités. La validation de ces résultats n’est pas de nature à ramener la paix dans un pays dont les lendemains restent incertains compte tenu de l’histoire électorale récente du pays, avec plus de 500 morts lors des élections présidentielles de 2005.
Paris, le 22 mars 2010
Pour Synergie Togo, M. Camille, Lawson-Body, Président
27 mars, Contestation des résultats : Le FRAC appelle à une prochaine marche pacifique le 3 avril prochain
http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=1&idnews=14840
27 mars, Le FRAC s’étonne du silence et de l’indifférence de la communauté internationale face à la situation dramatique du Togo
Le FRAC a organisé un point de presse à son siège à Lomé, très récemment pour faire le bilan de la veillée de prière du mercredi 24 mars 2010 dispersée par les Forces de l’Ordre. Au cours de la rencontre avec la presse, les responsables du FRAC ont interpellé la communauté internationale et la presse internationale face à la situation que vit le Togo. … Le FRAC dénonce et condamne fermement le comportement irresponsable et criminel de la FOSEP dont l’objectif est manifestement de provoquer des pertes en vies humaines miraculeusement évitées. Le FRAC se rend compte que cette répression sauvage survient après le communiqué du ministre de la Sécurité menaçant les responsables du Front d’arrestations et de poursuites judiciaires. Il constate que l’infiltration de la veillée de prières par des individus armés est une escalade dans la mise en œuvre de la stratégie de terreur du régime RPT, relayée par son ministre de la Sécurité, Atcha Titikpina qui doit démissionner. Le FRAC lance un appel à la vigilance de toute la population sur l’intention réelle du régime RPT qui tente par tous les moyens de décapiter le mouvement national de résistance au énième hold-up électoral et de maintenir en place un système décadent. Le FRAC s’étonne du silence et de l’indifférence de la communauté internationale ainsi que de la presse internationale face à la situation dramatique qui prévaut au Togo. ..
22 mars, Que va faire le leader Jean-Pierre Fabre maintenant ?
Il va sans dire que les deux meetings organisés par le FRAC au lendemain de la proclamation des résultats « improbables » par la CENI et la Cour Constitutionnelle constituent des tests pour jauger non seulement de la fiabilité de sa stratégie de conquête du pouvoir, mais surtout de sa capacité de mobilisation et de la résistance d’une forte partie des Togolais. Deux cent (200) mille manifestants à Lomé samedi dernier, cela demeure ou frise un record dans l’histoire du processus démocratique. Les Togolais expriment de plus en plus leur ras-le-bol du régime Gnassingbé… Ce n’est un secret pour personne, pour des raisons d’ordre historique et socio-économique, la stratégie du FRAC est tout à fait risquée, et d’aucuns parlent même d’anachronisme et de folklorisme. Si nombre d’observateurs en conviennent que la voie des urnes comme mode d’alternance et de changement au Togo ne revêt plus désormais un caractère d’évidence mais plutôt d’inanité et de vanité, il n’en demeure pas moins que la stratégie de conquête basée sur les marches pacifiques (notamment organisées les samedis), les journées Togo mort, la désobéissance civile et tout le bataclan assorti à ce genre d’initiative non-violente, posent évidemment des questions quant à sa pertinence dans le contexte politique aujourd’hui. Cette stratégie pose des interrogations de forme et de fond, à savoir et si cette stratégie est la forme la plus appropriée dans le contexte politique actuel et l’environnement diplomatique, si elle peut-être suffisante, efficace et efficiente…. Reste également une donnée : la répression. L’histoire du processus démocratique a montré que le régime s’est maintenu grâce à la répression, tellement féroce et quelquefois sauvage, notamment en 2005, que les mouvements velléitaires pour le changement ont beaucoup faibli. Mais vu l’histoire récente de la Guinée, la fourniture des moyens de répression moderne aux forces de l’ordre, ont fait que le pouvoir est quelque peu piégé, d’autant plus que les morts de 2005 n’ont pas totalement disparu des placards. Le Tribunal pénal international n’est pas loin. S’il y a mort d’hommes dans les manifestations, il va sans dire que Faure Gnassingbé et ses sbires en porteront l’entière responsabilité. La stratégie du FRAC peut être payante. Le Front peut donc se tourner vers Madagascar et la Thaïlande.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5144
21 mars, Conférence de presse des organisations de défense des droits de l’homme suite à la vague d’arrestations pendant la période électorale
... Soucieux de faire en sorte que le respect des droits de l’homme revienne au centre des préoccupations des acteurs de la vie sociopolitique et de la construction de l’Etat de droit au Togo, les organisations de défense des droits de l’homme :
* Demandent que des dispositions particulières soient prises pour veiller à la santé des sieurs Augustin Glokpon et Bénissan dont l’état de santé serait inquiétante à en croire les informations reçues par les organisations de défense de droits de l’homme ;
* Exigent le transfèrement des personnes détenues à la prison civile de Kara à Lomé et leur libération immédiate ;
* Attirent l’attention du Bureau du Togo du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation sur le manque de considération des autorités togolaises au travail d’accompagnement que ces deux nobles institutions font au Togo pour l’apaisement des cœurs et le respect des droits de l’Homme.
Fait à Lomé, le 19 mars 2010, Les organisations de défense des droits de l’homme
CACIT/ CTDDH/ ATDPDH/ JDHO/ AJAAH/ ATDH/ ALG/ La PIROGUE/ NDH-Togo/ MCEP/ ASI/ Regard sur l’Humanité/ OADEL / PAD
http://etiame.com/etiame1109.htm
19 mars, Les diplomates accrédités au Togo boude la cérémonie de la Cour Constitutionnelle
Lors de la proclamation hier des résultats définitifs, Aboudou Assouma dans ses ébats pour rejeter les recours des candidats qui se sont appuyés sur le rapport préliminaire de la Mission de l’UE, a qualifié de « pseudo témoignages » les observations de cette Mission, et d’arguer qu’elles n’ont aucun fondement juridique pouvant faire invalider les résultats proclamés. Ces propos ne sont que trop illustratifs du peu de considération que donne le pouvoir togolais aux observations de la Mission de l’UE, malgré les discours lénifiants. C’est assez irrévérencieux envers une institution qui finance presque seule le scrutin. Pour le processus du 4 mars, l’Union Européenne y a mis dix-sept millions (17.000.000)) d’euros, soit dix (10) milliards F CFA. Cet effort financier ne sert finalement à rien, si ce n’est à légitimer le pouvoir en place. Et des contribuables européens ont raison de demander des comptes. On le verra bien, la Mission va certainement accabler le pouvoir dans son rapport et faire des recommandations ; mais elles ne seront jamais appliquées. A l’approche d’une autre échéance électorale, le régime va adopter profil bas pour requérir le soutien financier de l’UE. Une sorte de clochardisation de Bruxelles. A l’allure où vont les choses, on évolue donc à nouveau tout droit vers des relations crispées entre Bruxelles et Lomé, car l’élection n’a pas été ce qu’on attendait, une élection à la ghanéenne, comme promis par Faure Gnassingbé. Finalement il aura roulé l’Union Européenne. Les grandes puissances formant l’Union avaient d’ailleurs averti que cette élection est un test pour le Togo. Mais voilà, le scrutin est loin de répondre aux normes requises. Il faut donc s’attendre à une désapprobation de leur part. Déjà, la France, contrairement à ses habitudes, s’est gardée de féliciter le vainqueur et attendait la suite des évènements pour mieux apprécier. Même si Nicolas Sarkozy vient d’envoyer une lettre de félicitation à Faure Gnassingbé, les observateurs avisés n’y voient qu’un geste diplomatique, rien que cela. L’Allemagne depuis lors ne s’est pas prononcée. De même que les Etats Unis d’Amérique. Est-ce un début d’expression de leurs humeurs, les premiers responsables de ces représentations diplomatiques au Togo étaient absents à cette cérémonie d’hier. Ce serait d’ailleurs un miracle que ces partenaires acclament ce scrutin et donnent leur onction à Faure Gnassingbé. Avec une telle mascarade électorale, ce sont aussi les opérateurs économiques qui hésiteront à venir investir. Ce qui contraindra à nouveau Faure Gnassingbé à prendre son bâton de pèlerin et aller mendier la reconnaissance internationale. Le vainqueur proclamé est donc en route pour souffrir d’une double légitimité : légitimité intérieure et reconnaissance internationale. C’est donc parti pour un mandat 2010-2015 aux couleurs de celui finissant.
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3212,50-1321518,0.html
LE MONDE | 19.03.10 | 16h30, Paris félicite avec réserve le président togolais Gnassingbé pour sa réélection
… Nicolas Sarkozy, lui, a attendu la "proclamation définitive", jeudi 18 mars, de la réélection de Faure Gnassingbé avec 60,88 % des voix, pour lui adresser ses "félicitations" et ses "voeux de succès", tout en soulignant "l’ampleur des efforts qui restent à accomplir en faveur (...) de l’enracinement de la démocratie dans toutes ses dimensions"….
Jeudi, 18 Mars 2010 17:05, Écrit par Essofa H, Togo : Les réactions de l’opposition suite à la proclamation des résultats définitifs
… Pour le Secrétaire national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Jean Kissi, cette décision de la Cour Constitutionnelle est « inique » et illustre une « connerie » de la Cour. Il s’insurge notamment contre le fait que la Cour Constitutionnelle estime que « le rapport de la mission d’observation de l’Union européenne (UE) n’a aucune valeur juridique ». « On ne peut pas dire des gens qui ont financé ce scrutin à coup de millions d’euros et venir occuper nos hôtels que leur rapport ne sert à rien », a-t-il précisé. Rappelons que le rapport en question a relevé de nombreuses irrégularités dans le processus électoral. Pour terminer, le Secrétaire général du CAR a annoncé une conférence de presse sur la décision au siège du parti demain vendredi à 15 heures. Du côté du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) l’indignation est au comble. Ils sont actuellement en réunion en vue d’une déclaration. Le porte-parole du FRAC, Kofi Yamgnane, qualifie la décision de la Cour Constitutionnelle d’un « ridicule fini ». Il se dit atterré par cette décision. « C’est la confirmation du vol organisé, a-t-il dit. Il s’étonne par ailleurs que la Cour demande à un candidat (Agboyibo) d’apporter la preuve que certains préfets ont vendu du riz estampillé Faure. « Moi-même j’ai vu des véhicules de l’Etat transporter ces riz-là », a-t-il ajouté. …
Jeudi, 18 Mars 2010, Présidentielle 2010 : La Cour constitutionnelle a résonné au lieu de raisonner (Lire la décision)
Décision de la cour constitutionnelle du Togo : L’élection présidentielle du 4 mars 2010 : Proclamation des résultats définitifs. DECISION N°E-012/10 DU 17 MARS 2010 « AU NOM DU PEUPLE TOGOLAIS »
http://www.mo5-togo.com/ggcommuniques/662-presidentielle-le-frac-dans-la-rue-ce-samedi.html
17 Mars, Présidentielle : Le FRAC dans la rue ce samedi (20 mars)
16 Mars, Paris, Une togolaise se prive de nourriture pour dénoncer la mascarade électorale
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5089
13 mars 2010, Memorandum sur le scrutin du 04 mars 2010 Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), memorandum sur le scrutin du 04 mars 2010
… En raison de tout ce qui précède, l’UFC et le FRAC exigent :
• la libération immédiate et sans condition de tous les militants et sympathisants arbitrairement arrêtés et détenus à la gendarmerie, dans les prisons et tout autre lieu de détention.
• la cessation immédiate de toute poursuite, intimidation, répression et harcèlement des populations sur toute l’étendue du territoire.
• le remplacement de l’outil informatique saisi, violé et dégradé par les forces de sécurité.
L’UFC et le FRAC appellent la communauté internationale à œuvrer pour la reconnaissance de la victoire de Jean-Pierre Fabre au scrutin présidentiel du 4 mars 2010.
Fait à Lomé, le 12 Mars 2010, Le Directeur National de Campagne, Patrick LAWSON
12 mars, François Boko, ancien ministre de l’Intérieur, dénonce la fraude électorale au Togo, interview publiée le 12 mars dans les pages Monde de Libération.
Les résultats donnent Faure Gnassingbé vainqueur avec 60,15 % des voix. Faut-il les croire ?
… Encore une fois, l’alternance a été confisquée. Le pouvoir a fait semblant d’accepter les conditions posées par l’Union européenne (UE), juste pour toucher les financements liés à l’organisation des élections, mais il a refusé de mettre en œuvre, à la dernière minute, les dispositions qui pouvaient garantir la transparence du scrutin. Par exemple, les résultats devaient être transmis en temps réel par satellite (Vsat), et les bulletins de vote authentifiés. Rien de tout cela ne s’est produit, et la fraude a commencé en amont du scrutin. La veille du scrutin, des militaires en tenue civile sont allés remettre des bulletins de vote déjà cochés à la case “Faure Gnassingbé”, contre de l’argent. Pour être sûr que les électeurs n’allaient pas prendre l’argent et voter selon leur choix, cette fois, les autorités ont pris leurs précautions. Une première tranche de 5000 francs CFA (7,50 euros) a été versée au moment de la remise du bulletin déjà coché, et une seconde tranche de 5000 F CFA a été promise, pour chaque électeur qui reviendrait du bureau de vote avec le vrai bulletin vierge.
Cela a-t-il pu être fait partout, y compris à Lomé, la capitale ?
Non, ce processus ne s’est pas fait là où des observateurs européens pouvaient être présents, notamment dans les villes. Il s’est fait plutôt dans les villages. La fraude a été aussi orchestrée en aval, après le vote, par la substitution des originaux des procès-verbaux (PV) par des procès-verbaux pré-remplis. Les cinq scrutateurs de certains bureaux de vote ont été achetés, à raison de 100.000 F CFA (153 euros) par bureau de vote, pour remplacer le vrai PV des résultats par un PV fabriqué. Des appareils Vsat avaient été installés par l’UE dans chaque préfecture, 35 au total, reliés à un central à Lomé. Chaque commission électorale locale indépendante devait envoyer ses résultats par satellite à Lomé. Or, les autorités ont installé un central téléphonique secret, reproduisant les numéros de téléphones des commissions locales. Après le vote, sous prétexte de panne du Vsat, des résultats fabriqués ont été transmis par fax depuis ce central, sur le fax de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ensuite, il a été demandé aux membres des commissions locales d’aligner leurs résultats sur ceux qui avaient déjà été transmis à la Ceni. La manipulation est facile à faire : les présidents des commissions locales sont les présidents de tribunaux et des procureurs nommés par le pouvoir central. Les représentants de l’opposition au sein de la Ceni et des commissions électorales locales n’ont pas pu imposer le respect des règles du code électoral. Certains ont d’ailleurs fini par claquer la porte. …
http://www.letogolais.com/article.html?nid=4119
10 mars, Le Parisien, Kofi Yamgnane : « Ils ont brûlé les documents qui prouvaient la fraude » au Togo
… * Comment réagissez-vous à la perquisition des locaux de l’opposition ? * KY : Ils ont brûlé les 6 300 PV électoraux que nos militants nous avaient apportés. Cela démontre qu’ils n’ont pas la conscience tranquille et que c’est bien nous qui avons gagné ces élections. Ces documents étaient le seul moyen pour nous de faire un recours et de prouver la fraude...
* Qu’attendez-vous de la communauté internationale ? * KY : Si elle est objective et n’est pas pieds et poings liés à ce régime autoritaire, elle doit demander à ce que ces élections soient annulées. L’Union européenne, qui avait envoyé des observateurs, a remis il y a quelques jours un rapport très critique sur la collecte des résultats électoraux. J’apprécie pour l’instant l’attitude de la France qui a dit qu’elle attendait de se prononcer sur les résultats. Ces élections ont quand même coûté la bagatelle de 17 millions d’euros : les Etats-Unis ont donné 1 million et l’Union européenne 16 millions pour que cela se déroule dans de bonnes conditions, et cela n’a pas été le cas. Les citoyens européens sont en droit de dire que c’est amoral de donner autant d’argent pour qu’il soit détourné par le régime de Faure Gnassingbé. Il est temps que cela s’arrête.
* Que peut-il se passer désormais ? * KY : Ce régime doit reconnaître qu’il n’a pas gagné. Nous, nous sommes en capacité de faire bouger ce pays et sommes même prêts pour cela à gouverner avec les éléments les plus progressistes du RPT (NDLR : le Rassemblement du peuple togolais, parti au pouvoir). La communauté internationale doit aider à trouver un compromis pour que le Togo ne passe pas cinq ans de plus avec le même président, le même gouvernement, les mêmes violences et le même autisme. Faure Gnassingbé ne peut plus espérer présider. J’espère qu’il en a pris conscience. …
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5063
10 mars 2010, Présidentielle au Togo : Mathieu Cichocki, citoyen européen, se met en grève de la faim
En tant que citoyen européen, je refuse cette parodie d’élection, c’est pourquoi à partir du vendredi 12 mars 2010 j’arrêterai de m’alimenter tant que l’UE ne déclarera pas l’invalidation des résultats officiels de cette élection et je demande le remboursement immédiat des 16 millions d’Euros que l’UE a "donnée gracieusement" à la dictature togolaise cinquantenaire !, Mathieu CICHOCKI, Citoyen européen, Caen-France, latevi20@yahoo.fr
10 mars, 12h59, Présidentielle 2010 : Vaste preuve de manipulation des procès verbaux ?
Qu’a voulu empêcher les agents du pouvoir en faisant une perquisition au centre de traitement des données électorales du FRAC et à l’arrestation du personnel qui y travaillait depuis vendredi dernier ? Le pouvoir a arrêté onze (11) personnes dont André Kuévi, l’ancien secrétaire général chargé des questions électorales, seules trois personnes ont pu échapper à la descente des gendarmes. Ils ont procédé à la saisie les ordinateurs et des procès verbaux. ...
http://etiame.com/etiame1091.htm
10 mars (publication web), Rapport de la mission d’observation de la CEDEAO au Togo du 5 mars
…Le niveau optimal de transparence et de crédibilité de l’élection présidentielle dépendra de la manière dont les autorités compétentes vont gérer les phases conclusives à savoir la transmission, la compilation et la proclamation des résultats. A cette fin, elle recommande l’acceptation par les différents candidats des résultats qui seront issus des urnes, et de recourir, si nécessaire, exclusivement aux voies légales et constitutionnelles en cas de contestation. La Mission exhorte tous les candidats et leurs militants à mettre l’intérêt du Togo au dessus de leurs ambitions partisanes. Fait à Lomé le 05 Mars 2010, Son Excellence Babacar NDIAYEPour la Mission d’Observation de la CEDEAO
10 Mars, 1h35, Togo : Le FRAC organise de nouveau le samedi 13 mars une marche à travers les rues de Lomé
Le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) dont la marche a été interdite et réprimée ce mardi pour motif d’etre fixée sur un jour ouvrable, organise une autre marche le samedi 13 mars prochain à travers les rues de la capitale Lomé. Cette manifestation est prévue dans le cadre des activités politiques du FRAC.
http://icilome.com/nouvelles/news.asp?id=2010&idnews=14713
9 mars, Ce mardi vers 13 heures, un escadron de gendarmerie a fait irruption au siège informatique de l’UFC à Lomé. Ces hommes en arme ont confisqué l’ensemble des procès-verbaux et des résultats de l’élection présidentielle du 4 mars qui donnent Jean-Pierre Fabre largement vainqueur devant Faure Gnassingbé.
Huit personnes dont le professeur André Kuévi, directeur du centre installé dans le quartier de Lomé Séminaire, ont été mises en état d’arrestation. Plus de 5 000 procès-verbaux en provenance des bureaux de vote des quatre coins du Togo avaient été collectés par l’opposition depuis le soir du scrutin...
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5047
9 mars : chronique d’une journée noire avec images
2-La base informatique UFC démantelée :
Un coup de théâtre ce midi au CESAL, enceinte de l’église St Martyr de L’Ouganda de Lomé. La base informatique de L’Union des Forces de Changement a été prise d’assaut par les Hommes de la Gendarmerie. D’après un membre de l’UFC rencontré par la Rédaction, c’est là ou toutes nos données sont centralisées, les procès verbaux compris, bref tous les résultats du scrutin du 04 Mars. Ils ont embarqué une dizaine de nos militants qui y travaillent a-t-il conclu. Ainsi des outils informatiques, papiers (procès verbaux selon le Responsable de l’UFC) ont été sortis de la salle et mis dans un véhicule. Toute prise de vue a été interdite aux Journalistes. Il faut aussi souligner que cette opération se déroulait sous les yeux des observateurs de l’Union Européenne et des agents du Haut commissariat aux droits de l’homme au Togo. Rencontré dans sa descente de l’escalier, Monseigneur Barrigah, Président de la commission Justice-vérité-Réconciliation, s’est refusé à tout commentaire mais en affirmant quand-même que c’est une situation difficile.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5046
9 mars 2010, Comment le RPT et la CENI ont fabriqué la « victoire » éhontée de Faure Gnassingbé
… Dans la partie du pays située en deça de Blitta, rien ne marchait : le matériel de recensement tombait en panne à chaque instant s’il n’était pas purement absent. Conséquence, les électeurs potentiels n’ont pas été recensés, certains dépités, ont préféré s’occuper de leur gagne-pain plutôt que d’un pouvoir qui se révèle incapable d’organiser une révision de listes électorales. Au-delà de Blitta, tout le contraire : comme sur des roulettes, les opérations se sont déroulées avec en prime une augmentation prodigieuse du fichier électoral. Alors que le taux de croissance naturelle du pays est de l’ordre de 2,4%, on a constaté que dans des régions de cet espace, le fichier électoral a connu une évolution 20% au moins, soit un effectif supplémentaire de 82 000 personnes. En supposant que cette manipulation frauduleuse a été faite dans cinq préfectures au moins, on arrive à un total de 410 mille électeurs excédentaires. Les chiffres publiés par la CENI ont confirmé cet état de choses du moment où, en dehors de la préfecture d’Assoli, toutes les autres préfectures affichent une population électorale sensationnelle. Comme par hasard, 80 à 90% de cette population a choisi le candidat du Rassemblement du Peuple Togolais. Comme par hasard aussi, près de 75% en moyenne de tout ce monde s’est déplacé dans les bureaux de vote, sans que l’on soit sûr que c’était vraiment le cas, contre une moyenne de 50% dans l’autre partie du pays. Les votes exprimés par ces Togolais ont ainsi respecté la marge des fraudes organisées au cours du recensement électoral. C’était des voix prédéfinies pour le candidat du RPT. Dans une marge de 25% donc, le fichier électoral a été gonflé au profit du fils d’Eyadèma. …
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5041
9 mars 2010, Me Agboyibo demande l’annulation du présidentiel du 04 mars 2010 au Togo
Requête en invalidation du scrutin présidentiel du 04 mars 2010 A Monsieur le Président et Madame, Messieurs les membres de la Cour Constitutionnelle Lomé … B- Griefs justifiant l’invalidation du scrutin … (a) Première irrégularité grave : soutien du candidat Faure Gnassingbé par des associations en violation de l’article 93 du code électoral … (b) Deuxième irrégularité grave : distribution des dons et libéralités … (c) Troisième irrégularité grave : implication des préfets dans la campagne du candidat président au mépris du principe de leur neutralité politique … (d) Quatrième irrégularité grave : l’absence d’authentification des bulletins de vote C’est pourquoi, je vous prie, Monsieur le Président, Madame, Messieurs les membres de la Cour Constitutionnelle, de bien vouloir invalider purement et simplement le scrutin du 04 mars 2010.Fait à Lomé, le 08 mars 2010Le candidat du CAR Me Yawovi AGBOYIBO
http://www.icilome.com/nouvelles/ne...
Mardi, 09 Mars 2010 Recours en annulation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 4 Mars 2010, tels que publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI déposé par Monsieur Messan Agbéyomé Gabriel KODJO, Candidat
Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,…DE L’ENSEMBLE DES CONSIDERANTS Considérant, que La Mission d’observation de l’Union Européenne, a relevé pas moins de 27 points de litige, survenus tant dans la phase préparatoire du scrutin, que dans le déroulement de celui-ci, Considérant, les contestations portées sur la base de constats d’irrégularités par certains membres de la CENI, lors des opérations de compilation des résultats, Nous demandons à la Cour de prononcer l’annulation pure et simple du scrutin du 4 Mars 2010, conformément aux dispositions du 5ième Chapitre du Titre IV du Code électoral.
http://www.mo5-togo.com/actualites/607-presidentielle.html
Mardi, 09 Mars 2010 15:35, Présidentielle : Des agents occupent actuellement l’OCDI. Quel est le vrai score de Faure Gnassingbé ?
Les agents qui seraient de l’agence nationale des renseignements occupent actuellement les locaux de l’OCDI sise au Petit Séminaire de Lomé ou le FRAC a logé son centre de compilation des données de la présidentielle du 4 mars dernier. Depuis deux jours, ils essayent d’arrêter le personnel en charge de la gestion de ces données. Seul la présence dissuasive des membres de la Mission d’observation électorale de l’UE (MOEUE) les en empêche. Les Européens sont même obligés de faire le guet au siège de l’OCDI a tour de rôle, 24 heures sur 24. De sources proche du FRAC, Faure Gnassingbé a gagne la présidentielle avec un score au-delà de l’imaginable, frôlant les résultats de son père a l’époque du parti unique, selon les PV parvenus a la CENI. Encore que les donnes des bureaux de Mandouri et du Kpendjal ne sont pas encore ajoutées. Ainsi, la même CENI a-t-elle dû revoir à la baisse le score du président. Le FRAC n’a pas encore déposé de recours juridique pour contester les résultats officiels et ses dirigeants ne se prononcent pas sur cette option. Reste quand même un mystère : le silence du président de la République et du Premier ministre Houngbo qui contraste avec les sorties tonitruantes des ministres Pascal Bodjona et Gilbert Bawara, les seuls a avoir officiellement parlé de la victoire de leur candidat.
Mardi, 09 Mars 2010 14:43, La manifestation du FRAC réprimée par les forces de l’ordre à Lomé
… Tôt le matin, plusieurs éléments casqués et armés pour la plupart de matraque et de gaz lacrymogènes ont envahi le quartier Bè et environs. Cette disposition policière n’a pas empêché le rassemblement de plusieurs milliers de manifestants. Les forces de l’ordre procède difficilement à la dispersion de la foule. Ils ont tiré des gaz lacrymogènes en direction des manifestants et matraqué quelques uns . Il y a eu des blessés légers.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5030
9 mars 2010, 00h30, Le FRAC maintient la marche du mardi 09 mars 2010 à travers les rues de Lomé.
http://www.survie-paris.org/togo-communique-du-mecanisme-de.html
ou
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5023
Lundi 8 mars 2010, 22h30, Election présidentielle 2010, Communiqué du Mécanisme de coordination des activités des organisations de la société civile
... Elles précisent que, pour leur part, elles sont en train de collecter et d’analyser les résultats issus du déploiement de leurs observateurs ; leurs conclusions seront communiquées dans les meilleurs délais. ...
... Au regard de tout ce qui précède, les organisations membres du Mécanisme :
* interpellent les autorités togolaises sur leur responsabilité dans le respect des droits élémentaires des citoyens durant cette période post électorale ;
* se réjouissent de la vigilance particulière dont fait preuve le Bureau du Togo du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme dans la gestion des questions des droits de l’homme durant cette période particulièrement sensible ; il l’exhorte à intervenir auprès des autorités pour que les personnes arrêtées soient libérées sans condition et que la liberté de manifestation pacifique soit garantie ;
* demandent à l’Union Européenne, principale bailleur de fonds du Togo dans le cadre du processus électorale, de s’assurer que toutes les étapes du processus électoral qu’elle finance obéissent aux normes et standards internationaux ;
* exhortent le système des Nation unies, l’Union Africaine, la CEDEAO et à toutes les institutions impliquées dans le processus d’accompagner les différents acteurs dans la recherche des solutions consensuelles et pacifiques aux différends nés du présent processus électoral.
Lundi 8 mars, 13h32, Togo : l’UE dénonce les irrégularités à la présidentielle
Faure Gnassingbé, le fils du général Eyadéma qui dirigea d’une main de fer le Togo pendant trente-huit ans, a été déclaré réélu avec 60,92 % des voix, samedi 6 mars au soir à Lomé. Mais son ambition d’être légitimé par un scrutin transparent, cinq ans après une élection truquée marquée par 500 morts, semble hors d’atteinte. …
8 mars, 11h52, Togo : Invitation du FRAC à une grande marche le mardi 9 mars 2010 à Lomé
Le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) invite les populations togolaises et toutes les forces démocratiques, à une marche qu’elle organise le mardi 09 mars 2010, à partir de 07 heures à travers les rues de Lomé, pour protester contre les résultats frauduleux du scrutin présidentiel du 04 mars 2010, proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). ...
http://www.souslemanguier.com/nouvelles/news.asp?id=10&sourceid=4&pays=322&idnews=22378
8 mars 8h35, L’UE appelle les Togolais à résoudre tout contentieux électoral éventuel par les voies de recours légales
La vice-présidente de la Commission européenne et Haute Représentante aux affaires extérieures et à la politique de sécurité, Mme Catherine Ashton, et le Commissaire en charge du développement, Andris Piebalgs, ont appelé lundi les Togolais à résoudre tout contentieux électoral éventuel par les voies de recours légales, suite aux élections présidentielles dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=5011
http://www.letogolais.com/article.html?nid=4098
8 mars 2010, Relevé des insuffisances notées par la Mission d’observation de l’Union européenne du 6 mars 2010, résumé rapport de la mission d’observation de l’UE.
http://www.letogolais.com/article.html?nid=4096
7 mars, Togo Présidentielle : déclaration de Kofi Yamgnane relatif à le victoire de Jean-Pierre Fabre
« Les procès-verbaux en notre possession donnent Monsieur Jean-Pierre Fabre largement en tête de l’élection présidentielle du 04 mars 2010. La CENI, chargée de proclamer les résultats provisoires, a convoqué les présidents des CELI et autorisé la publication par les medias nationaux et internationaux des résultats ni vérifiés, ni validés, au lieu respecter la procédure de vérification et de validation des résultats qu’elle s’est elle-même donnée. Cette violation par la CENI de sa propre procédure ne peut s’expliquer que par la volonté manifeste de proclamer des résultats autres que ceux sortis des urnes et donnant Jean-Pierre Fabre vainqueur de l’élection présidentielle. Il s’agit manifestement d’un coup de force électoral opéré par le RPT et son candidat Faure Gnassingbé. En conséquence et dans le souci d’éviter la consolidation de cette forfaiture et de préserver la paix sociale, Monsieur Jean-Pierre Fabre, président élu par le peuple souverain, nommera le moment venu un Premier ministre, chargé d’entreprendre des négociations et des consultations. En attendant, Monsieur Jean-Pierre Fabre demande au peuple de rester vigilant et mobilisé pour défendre son choix. A compter de ce jour, la lutte pour la prise du pouvoir sera quotidienne. »
7 mars, 20h13, Libre opinion : Le scrutin du 4 mars, un complot contre le peuple ?
… La surprise dans cette élection à un seul tour, c’est l’attitude de la communauté internationale, notamment de l’Union européenne et de l’opposition togolaise. Hier, au cours du rapport d’étape de la Mission d’Observation électorale de l’Union Européenne (MOE UE), on avait senti la gêne perceptible dans les rangs de la délégation européenne. Tout le monde en convient, le scrutin s’est déroulé dans un environnement pacifique et serein. Mais qu’est-ce qui s’est passé après, au moment du dépouillement ? La MOE UE n’a pas voulu le dire dans son rapport très politique et diplomatique où la langue de bois a pris le pas sur la vérité scientifique qui sied à une mission d’observation électorale. Les conditions de transparence du scrutin, telles que préalablement définies par l’UE dans son protocole d’aide à l’organisation de la présidentielle, ont-elles été respectées ? Le rapport de José Manuel Garcia-Margallo y Marfil, chef de la MOEUE reconnaît implicitement qu’elles n’ont pas été respectées mais dit en même temps que le non-respect de l’une des conditions, notamment à savoir l’utilisation du matériel de transmission des données, le VSAT, ne peut constituer en aucun cas un argument irréfutable jetant le discrédit sur la présidentielle.
Pendant la signature du Programme d’appui au processus électoral (PAPE), l’UE a exigé l’utilisation du VSAT recommandé par le PNUD, et le gouvernement togolais a accepté ; car pour la Commission européenne, les transmissions des résultats par VSAT sont infaillibles et ne peuvent pas être susceptibles de tripatouillage. Le président de la CENI, en désaccord avec la plénière, a décidé en toute discrétion, d’utiliser le Fax. Pourquoi aujourd’hui la non-utilisation du VSAT ne constitue-telle pas un argument irréfutable qui discrédite ce scrutin ? Comment peut-on croire à la fiabilité d’un jeu, quand avant et au cours du jeu, l’une des parties fait abstraction d’une partie des règles établies ?
La MOE UE ne le dit pas. De sources proches de la Mission, certains observateurs n’étaient pas d’accord avec le contenu du rapport de l’Espagnol José Manuel Garcia-Margallo y Marfil. Beaucoup même étaient surpris par l’Espagnol, un homme à la tête blanchie, et qui donc devrait connaître par expérience les bienfaits de la démocratie en Europe et surtout en Espagne, pays qui a vécu la dictature du caudillo Franco. Il y aurait même eu une femme membre de la mission parlementaire (qui a cautionné aussi le rapport de la MOE UE), qui a carrément dit qu’elle ne voyait pas l’utilité de financer les élections et les missions d’observation si l’on ne peut pas écrire noir sur blanc ce qui s’est réellement passé.
L’UE a financé les élections à 19 millions d’euros, soit près de 13 milliards Cfa. A quoi sert-il de financer les élections si on connaît d’avance les résultats ? M. José Manuel Garcia-Margallo y Marfil n’a pas répondu à la femme qui lui a posé la question au cours de la réunion de la MOE UE, samedi matin, avant la publication du rapport préliminaire. Mais, il a répondu au cours de la conférence de presse en donnant l’exemple de son pays, l’Espagne, et son expérience personnelle de député élu dans les années 1960 à l’époque où Franco était encore au pouvoir. En clair, pour M. José Manuel Garcia-Margallo y Marfil, notre élection n’est pas transparente, et même elle a été très frauduleuse, mais elle n’est certainement pas la pire. Nous devions l’accepter et continuer le processus jusqu’à ce qu’il devienne réellement démocratique, l’Espagne et le Portugal ont connu cela, nous aussi sommes sur le même chemin. Sauf que le Togo des Gnassingbé n’est pas l’Espagne de Franco ni le Portugal de Salazar. La droite conservatrice et parfois même réactionnaire en Europe, n’est pas la Médiocratie qui règne sur le Togo depuis plus de quarante (40) années.
En conclusion, l’UE va donner sa caution à la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé, comme lors des législatives d’octobre 2007 où elle a, sous la houlette de Louis Michel, avalisé le scrutin, sous le prétexte qu’il faut que les Togolais vivent mieux. Quelle hypocrisie ! Quel cynisme ! Sous quels cieux les peuples vivent mieux sans un peu de liberté et de démocratie ? Sous quels cieux les peuples vivent mieux en se levant le matin sans savoir s’ils vont trouver à manger avant la fin de la journée ? Manger, un besoin basique, élémentaire. Quand les peuples se ravalent au rang de l’animal, deviennent-ils ainsi heureux ? …
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=4989
Dimanche 7 Mars, 8h : réaction de Koffi Yamgnane aux résultats partiels annoncés par la CENI
Koffi Yamgnane, porte-parole du Front républicain pour l’alternance et le changement, qui soutient le candidat Jean-Pierre Fabre : "Je suis tout à fait surpris. Ce sont des chiffres tout à fait fantaisistes. C’est de la fraude massive et nous allons contester ces chiffres circonscription par circonscription pour monter qu’il y a eut un vrai vol, un vrai hold-up de ces élections. Déjà en 2005 il a posé son fauteuil de président sur 500 corps de Togolais, dit l’ONU. Il n’avait pas été élu cette fois-là et il n’est pas plus élu cette fois-ci. Vous imaginez, nous, au Front républicain pour l’alternance et le changement, derrière Jean-Pierre Fabre, nous avons dans les 75 % dans la région maritime et à Lomé, et 60 % dans le Plateau et ces deux régions-là constituent les deux tiers des électeurs. Nous, on souhaite que le peuple togolais s’exprime fermement mais calmement pour réclamer sa victoire. De toutes façons, ils ne nous auront pas sur ce plan là puisque nous n’avons aucune intention de manifester violemment." Propos recueillis par Catherine Ninin RFI
http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=2010&idnews=14675&f=
7 Mars, Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé samedi les dirigeants politiques togolais et leurs partisans à rester calmes et à faire preuve de retenue après l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle dans ce pays d’Afrique de l’ouest.
http://www.mo5-togo.com/actualites/581-presidentiellesresultats-definitifs-selon-la-ceni-.html
6 mars, 23h20, Présidentielles:Résultats définitifs (selon une source proche de la CENI)
1er GNASSINGBE 60.26 %
2e FABRE 33.98 %
3e AGBOYIBO 2.91 %
4e KODJO Agbéyomé 0.85 %
5e ADJAMAGBO 0.66 %
6e KAGBARA 0.41 %
7e LAWSON 0.30 %
6 mars 2010, Union Européenne : Mission d’observation électoral –Togo 2010 : Rapport de la mission d’observation avant la proclamation des résultats
http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=2010&idnews=14671&f=
6 mars, Présidentielle : La Mission d’observation de l’UE « demeurera active » pour plusieurs semaines encore. La Mission d’observation de l’Union européenne « demeurera active au Togo pour plusieurs semaines encore », a déclaré samedi Jose Manuel Garcia Margallo Y Marfil, chef de la Mission dans une déclaration prélimimaire dans un hôtel de la capitale togolaise.
http://etiame.com/etiame1079.htm
3 mars 2010, par Tino Kossi, Election du 4 mars au Togo : Mutisme devant les coups de force du RPT:L’Union Européenne contemple le drame en préparation … Bruxelles a injecté une dizaine de milliards de F CFA dans le financement de l’élection, ce qui fait une contribution de près de 80%. C’est donc le tout premier sponsor du processus. En plus c’est elle qui a déployé le plus fort contingent d’observateurs électoraux sur le terrain. La mission d’observation compterait en tout cent dix (110) agents, dont quatre-vingt (80) observateurs à court terme et trente (30) à long terme. Au nom de cette participation qui lui confère un statut privilégié, l’Union Européenne a le pouvoir de faire pression sur le pouvoir RPT, taper du poing sur la table et pousser Faure Gnassingbé et les siens au respect des normes. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, elle observe un black-out total sur ces coups de force du clan au pouvoir, bien aidé par le président de la CENI. Le bon sens ne comprend pas que l’on puisse investir un tel trésor dans un processus et laisser les choses aller à vau-l’eau. Ici on se cache derrière une certaine méthodologie, un pseudo principe de souveraineté du Togo et de non ingérence dans les affaires internes pour se justifier. Le drame est qu’on laisse faire le pouvoir qui conduit le peuple vers une élection non transparente et heurtée aux conséquences imprévisibles. Lorsque l’irréparable sera commis, l’UE s’empressera d’envoyer des missions pour compter les Macchabées. Il arrive des fois de conclure que la présence de l’Union Européenne et l’envoi d’observateurs ne visent en réalité qu’à légitimer le pouvoir des Gnassingbé. En tout cas Bruxelles laisse beaucoup de plûmes dans la gestion de ce processus et risque de ne plus avoir aucune crédibilité aux yeux des Togolais.
http://www.rsf.org/Les-redactions-de-Radio-France-RFI.html
2 mars, Les rédactions de Radio France, RFI, RTL et La Croix empêchées de couvrir l’élection présidentielle - Reporters sans frontières dénonce le refus d’accréditation opposé par les autorités togolaises à plusieurs médias français à la veille de l’élection présidentielle du 4 mars 2010. L’organisation soutient les rédactions de Radio France, RFI, RTL et La Croix qui, privées de visas pour le Togo, publient la déclaration suivante : …
http://www.la-croix.com/Une-presidentielle-sans-temoins-au-Togo/article/2416728/4077
2 mars, par Laurent d’Ersu Une présidentielle sans témoins au Togo.
28 février 2010, publié sur ufctogo.com, par Eric Dupuy (UFC) Togo : Communiqué de l’UFC relatif à l’installation d’un système frauduleux de transmission des résultats
http://lesverts.fr/article.php3?id_article=5032
Communiqué de presse des Verts du 17 février 2010 : Election présidentielle au Togo - l’UE et la France doivent prendre leurs responsabilités.
http://www.letogolais.com/article.html?nid=4010
11 février 2010, AFP repris pas letogolais.com, Togo : la présidentielle reportée du 28 février au 4 mars
L’élection présidentielle au Togo, initialement prévue pour le 28 février, a été reportée au 4 mars à la demande de l’opposition, selon un décret présidentiel lu jeudi soir à la télévision nationale... L’ouverture de la campagne électorale, fixée au 13 février, est également repoussée au mardi 16 février. La campagne prendra fin le 2 mars à minuit… L’UFC et le CAR avaient demandé le report de scrutin au 7 mars, afin de reprendre l’opération de révision des listes électorales. Ces partis politiques dénoncent depuis plusieurs jours une "mauvaise" révision des listes électorales. L’opposition réclame également l’authentification des bulletins de vote, la suppression du vote par anticipation et un "meilleur encadrement" des votes par procuration…
http://etiame.com/etiame1051.htm
11 février 2010, Communique final du conclave de Paris : « Le Front Républicain pour le Changement invite les candidats qui souhaitent vraiment l’alternance au Togo à prendre le train de l’histoire en marche… »
Communiqué final du Front Républicain pour le Changement au Togo – Paris, le 10 février 2010 - Dans le cadre de l’élection présidentielle du 28 février 2010, l’opposition togolaise s’est réunie à Paris les 9 et 10 février en vue de la désignation du candidat unique de l’opposition et de l’adoption d’une plate-forme commune de gestion de l’alternance. Cette rencontre s’est achevée par la signature d’un accord politique pour une alternance maîtrisée au Togo.
Au terme de cet accord,
Monsieur Jean-Pierre FABRE (UFC) est désigné Candidat unique du Front Républicain pour le Changement et l’alternance au Togo.
Monsieur Kofi YAMGNANE (SURSAUT TOGO) est désigné Porte-parole du Front et du candidat à l’élection présidentielle
Monsieur Agbéyomé KODJO (OBUTS) est désigné Directeur de campagne du Front, en charge de l’organisation et de la mobilisation populaire ainsi que de la mise en cohérence des dispositifs de campagne.
…
http://etiame.com/etiame1052.htm
11 février 2010, Togo : Conclave de Paris, fin des travaux : Accouchement difficile, mais la fumée blanche est réelle
L’accouchement a été difficile, mais elle a eu néanmoins lieu. Les principaux responsables politiques de l’opposition, hormis Me Yawovi Agboyibo qui avait claqué la porte aux négociations au soir du premier jour et Brigitte Adjamagbo-Johnson qui avait préféré consulter sa base, ont donné naissance à un Front capable de faire plier le camp d’en face, le Rpt et son mentor Faure Gnassingbé dès le soir du 28 février 2010.
« Le Front Républicain pour le Changement » avait été l’objet de rudes négociations tard dans la soirée du 10 février entre les leaders de Sursaut-Togo, de Obuts et de l’UFC dont certains proches immédiats de Gilchrist Olympio avaient assisté aux travaux. Il faut d’emblée signaler que les derniers agencements avaient retardé la conférence de presse qui a finalement eu lieu autour de 21 heures contrairement à 15 heures GMT + 1 prévu initialement. La raison de ce retard demeure la décision à prendre vis-à-vis du départ du CAR des négociations et du communiqué tardif publié par Léopold Gnininvi de la CDPA et du contour final du texte à adopter et à communiquer aux médias à l’issue du conclave, lequel communiqué devrait inclure les amendements de toutes les parties prenantes aux accords. …
http://etiame.com/etiame1050.htm
10 février 2010, Togo : Conclave de Paris sur la candidature unique de l’opposition : Fumée blanche, Fabre candidat unique, mais Me Agboyibo quitte les négociations
François Boko a tenté le coup et il a presque réussi. Longtemps objet de tractations, de négociations épuisables et d’atermoiements en tous genres, la question de la candidature unique de l’opposition qui a réuni les principaux leaders ce 09 février 2010 à Paris s’est soldée par de bonnes notes dans l’ensemble. Seul bémol, la fourberie et la duplicité du candidat du CAR Me Yawovi Agboyibo qui a claqué la porte à la fin des travaux. François Boko n’aura pas mieux fait. Sa pugnacité et son sens des négociations ont payé. Et le leader du CAR l’a reconnu avant de penser qu’il était en mission pour espionner les autres candidats dans l’espoir de saboter les travaux et de faire passer au soir du 28 février 2010 son mandataire, le régime RPT victorieux du scrutin. Une fumée blanche malgré tout Les travaux qui ont duré toute la journée et qui se sont prolongés tard dans la soirée ont vu la participation autour de Me François Boko, de Jean-Pierre Fabre de l’Ufc, candidat du parti, de Kofi Yamgnane, Président de Sursaut-Togo dont la candidature avait été invalidée par la Cour Constitutionnelle sous des prétextes fallacieux, Agbéyomé Kodjo, Président de OBUTS, Mme Adjamagbo-Johnson, de la CDPA et de l’imprévisible Me Yawovi Agboyibo du CAR. …
http://etiame.com/etiame1043.htm
28 janvier 2010, Au Nord : Inscription des mineurs, liste électorale exagérément gonflée
Les opérations de révision des listes électorales se sont achevées le 10 janvier dernier avec la zone III. Dans les régions des Savanes, de la Kara et centrale, la population électorale a été exagérément augmentée avec l’enregistrement massif des mineurs. Une anomalie à corriger si tous les acteurs ont réellement à cœur d’organiser un scrutin à la ghanéenne.
26 janvier, Révisions de listes électorales :Un rapport de l’’UFC dénonce les graves manquements du processus de révision, par Sefenya Dzaké
Dans un communiqué collectif lu hier au cours d’une conférence de presse, les candidats à la présidentielle demande la reprise des opérations électorales. Et pour cause. Dans un rapport global sur les différentes étapes des opérations électorales que l’UFC a rendu public, les défaillances identifiées lors des opérations de révision des listes électorales dans toutes les zones sont si graves qu’on peut craindre une mise en danger du processus électoral. Défaillances techniques des kits d’enregistrement, détournement des kits, implications des membres de l’administration affiliés au RPT dans les opérations, inscriptions de mineurs, les manquements et les dysfonctionnements sont si nombreux que l’on peut craindre que le Togo s’engage à nouveau dans un processus électoral chaotique. COMMUNIQUE …
26 janvier, par Sefenya Dzaké : « L’UE accompagne le processus électoral sur trois volets : l’octroi d’un montant de 9 millions Euros (6 milliards Cfa) dans le cadre du "Projet d’Appui aux Processus Electoraux - (PAPE)" signé en décembre 2009 et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), un appui à la sécurisation des élections de 3.5 millions euro (+/-2.3 milliard CFA) mis en œuvre par l’Agence Française de Développement (AFD), et du déploiement d’une mission d’observation électorale. »
21 janvier, Présidentielle : Face-à-face "tendu" entre CENI/Candidats et représentants de partis politiques
http://www.cacit.org/Nouvel-article,68.html
20 janvier, Le CACIT demande a la commission Barrigah d’auditionner le major Kouloum et Yark Damehane
12 janvier, Présidentielles 2010 : Le processus électoral gravement saboté, par Sophie Lawson
Les kits électoraux mis à la disposition de la CENI pour servir à la révision électorale ne sont pas adaptés. Dans un rapport remis au ministre d’Etat Pascal Bodjona en charge de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, la CENI a émis de « sérieux doutes sur la compétence de la société ZETES et sa capacité à accompagner convenablement la CENI tout au long de ses travaux ».
3. Analyse avant élections
2 mars par Philippe Bernard, Le Monde, Togo : une opposition divisée affronte le président sortant
http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/i/info_2139.php
18 février 2010, Le Togo entre la crise et la relance, Togo, état des lieux avant l’élection présidentielle de 2010, Rapport des organisations de la société civile et des organisations syndicales du Togo
Des organisations de la société civile et des centrales syndicales se sont interrogées sur l’effectivité ou non des avancées observées sur trois thématiques « situation politique et bonne gouvernance », « droits de l’Homme et réconciliation » et « droits économiques, sociaux et culturels » depuis la signature des 22 engagements par le gouvernement togolais auprès de l’Union européenne (UE) et de l’Accord politique global (APG).
Ce rapport est le fruit de la collaboration entre dix organisations de la société civile, des centrales syndicales actives, du CCFD-Terre Solidaire et de l’ACAT.
• Thématique liée à la situation politique et à la bonne gouvernance : Association togolaise pour la défense et la promotion des droits humains (ATDPDH), Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), Groupe de réflexion et d’action pour le dialogue, le développement et la démocratie (GRAD), Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH).
• Thématique liée aux droits de l’Homme et à la réconciliation : Association togolaise pour les droits de l’Homme (ATDH), ATDPDH, CACIT, LTDH, Groupe de réflexion et d’action femme, démocratie et développement (GF2D).
• Thématique liée aux droits économiques sociaux et culturels : Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), Groupe des syndicats autonomes (GSA), Solidarité et action pour le développement durable (SADD), Union nationale des syndicats indépendants du Togo (UNSIT). Son objectif : mieux éclairer l’opinion nationale et internationale sur ces thématiques en vue des élections présidentielles du 28 février 2010.
http://survie.org/billets-d-afrique/2010/188-fevrier-2010/article/presidentielle-du-28-fevrier-2010
4 février 2010 par Comi Toulabor, Togo : Présidentielle du 28 février 2010 : un oeil sur la France
Focus sur la scène politique togolaise et l’action de la France à l’approche de la présidentielle. Coopération bilatérale et « sécurisation électorale », les vieux démons de la Françafrique ne sont jamais très loin.
http://www.gradtogo.org/comuniques.php
19 Jan 2010 par redaction GRAD, Victor Alipui, Faut-il s’attendre encore a un accord politique apres le scrutin de 2010 ?
.
http://www.survie-paris.org/role-de-l-union-europeenne-dans.html
Extrait d’un document de présentation du rôle de l’UE qui finance l’élection au Togo via le dispositif Programme d’Appui au Processus Electoral
http://lajuda.blogspot.com/2010/01/2010-le-duel-ufc-rpt-sera-detourne-le.html
19 janvier, 2010 : Le duel UFC-RPT sera détourné. Le candidat de l’UFC sera le troisième, par Rodrigue Kpogli
Les années passées, le RPT- parti au pouvoir au Togo depuis 1963- et ses alliés ont toujours eu la malice de placer en seconde position, l’Union des Forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio à chaque hold up électoral. Au mépris de la vérité factuelle qui fait de l’UFC le vainqueur dans les urnes, l’industrie de transformation de bulletins de vote – la seule industrie créée et entretenue au Togo - change les données et inverse les résultats puis confie à son bras armée, l’écrasement de la contestation populaire. La répétition de cette pratique a installé une sorte de coutume au Togo.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=4497
31 décembre 2009, Présidentielles 2010 - L’opposition togolaise face à la fourberie de l’APG et aux inconséquences du facilitateur : c’est par où la sortie ? par S. Nyuiemedzi
Accord Politique Global (APG). L’échec des dernières négociations de Ouagadougou place un point d’orgue à une « mystification » nommée l’APG. Aux lendemains de la signature de ce dernier, certaines voix autorisées en soulignaient les incohérences et les insuffisances. Le Professeur APEDOH-AMAH Togoata le qualifiera même de « pacte scélérat ». Malgré ces mises en garde, on était loin d’imaginer que cet accord conduirait à une immense « fourberie ». Il est à cet égard aisé de constater que cet accord n’a en rien enclenché la résolution de la crise politique togolaise. Il accouche d’un bilan effarent et ahurissant. Pour cause, la configuration institutionnelle et les dispositions constitutionnelles (pour ne relever que ces aspects) sont quasiment identiques à celles qui ont nourri l’escalade criminelle de la crise politique en 2005. L’organisation des présidentielles 2010 avec les mêmes imperfections et dispositions viciées relevées dans le système et consignées dans l’APG interpelle à plus d’un titre. Si aux causes identiques, il n’est nullement sorcier de prédire les effets identiques, on peut craindre que le peuple togolais ne soit asphyxié par cet immobilisme étouffant.
http://www.letogolais.com/article.html?nid=3928
30 décembre 2009, Togo : L’Union Européenne complice de la mascarade électorale en préparation Par Tino Kossi (LIBERTE)
Lentement mais sûrement, le scrutin présidentiel de 2010 se rapproche. Les Togolais seront appelés aux urnes malgré l’ambiance préélectorale surchauffée. En effet, la tension monte de part et d’autre, surtout au sein de l’opposition, à cause de la volonté manifeste du régime de verrouiller le processus. Faure Gnassingbé et le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) restent de marbre aux nombreux appels de l’opposition à l’organisation d’une élection libre, démocratique, transparente et apaisée.
http://survie.org/billets-d-afrique/2009/186-decembre-2009/article/andre-kangni-afanou-le-cacit
3 décembre 2009, André Kangni Afanou : « le CACIT, contre l’impunité »
Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) est un réseau d’associations de la société civile togolaise œuvrant dans la lutte contre l’impunité. Né au sein de la diaspora togolaise en France, il s’est ensuite implanté au Togo et s’est illustré par l’assistance juridique et judiciaire aux victimes des violences politiques en 2005. Témoignage d’un des membres, le juriste et journaliste, André Knangi Afanou.
http://survie.org/billets-d-afrique/2009/186-decembre-2009/article/nous-voici-au-bord-du-marigot
3 décembre 2009, Nous voici « au bord du marigot » ! par Comi M. Toulabor, CEAN-Sciences Po Bordeaux
À trois mois de la présidentielle prévue le 28 février 2010, analyse des enjeux et des rapports de force de la scène politique togolaise alors que Faure Gnassingbé fait des oeillades appuyées à la France.
http://www.togocity.com/article.php3?id_article=4049
25 août 2009, GRAD : Les Enjeux de 2010 et le rôle de la société civile togolaise
En 2010, le processus de démocratisation au Togo aura 20 ans. Déclenché le 5 octobre 1990 par la contestation de la jeunesse togolaise du régime autoritaire du parti unique, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), cette contestation sera relayée, à travers tout le Togo, par un soulèvement populaire de revendication de l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit. Poser, aujourd’hui, le problème des enjeux de 2010 revient, indubitablement, à faire le bilan de ce processus de démocratisation et voir si le changement de régime tel que revendiqué par le peuple togolais est atteint. Sans se tromper, la grande majorité des Togolais répondra non. Dans ce cas, l’année 2010, année de l’élection présidentielle constitue-t-elle une étape décisive dans ce processus ? Certainement oui.
4. Historique (2005)
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2005-0184+0+DOC+XML+V0//FR
12 mai 2005, Résolution du Parlement européen sur le Togo
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2005-0057+0+DOC+XML+V0//FR
Jeudi 24 février 2005, Résolution du Parlement européen sur le Togo, P6_TA(2005)0057
http://survie.org/francafrique/togo/26-avril-2007-TOGO-Deux-ans-apres
26 avril 2007, Togo : Deux ans après, les victimes attendent toujours justice par Acat-France, Amnesty International, CCFD, Franciscans International, OMCT, Secours catholique, Survie
Depuis deux ans, les victimes des très graves atteintes aux droits humains commises dans le cadre de l’élection présidentielle au Togo attendent toujours que justice leur soit rendue. Ces violences ont entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes et le déplacement de milliers d’autres dans les pays voisins.
http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=84&idnews=5623&f=
5 novembre 2005, Nicolas Sarkozy critique la réaction de la France aux élections au Togo,
http://www.letogolais.com/pdf/Rapport_ONU_Togo.pdf
29 août 2005, Rapport ONU : La mission d’établissement des faits chargée de faire la lumière sur les violences et les allégations de violations des droits de l’homme survenues au Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril 2005.
… page 42 :
Ces tendances lourdes éclairent les faits principaux mis à jour par la Mission :
Le caractère massif et la gravité des actes et des manifestations des violations des droits de l’homme attestées par le nombre élevé des victimes (entre 400 et 500 morts et des milliers de blessés), l’ampleur des disparitions, l’utilisation à grande échelle de la torture et de traitements inhumains et dégradants, les destructions systématiques et organisées des biens et des propriétés.
La responsabilité principale de la violence politique et des violations des droits de l’homme de l’ensemble de l’appareil répressif et sécuritaire de l’Etat (Police, gendarmerie, forces armées tous corps confondus) en coordination avec des partisans organisés du pouvoir politique (notamment les militants et les groupes non institutionnels et/ou milices du RPT) pendant toute la période du 5 février au 5 mai et en particulier dans le contexte de l’élection présidentielle du 24 avril 2005.
Le rôle important des militants des partis d’opposition tant dans la montée de la tension politique dans la période du 5 février (annonce du décès du Président Eyadema) au 24 avril 2005 (élection présidentielle) que dans la commission d’actes graves de violence ayant entraîné de nombreuses victimes et des saccages et des destructions de biens et des propriétés de militants ou supposés tels du parti au pouvoir.
L’impasse politique totale avec l’échec de la constitution d’un gouvernement d’union nationale crédible incluant les principaux partis de l’opposition dite radicale.
http://www.liberationafrique.org/spip.php?article534
29 avril 2005, Déclaration de la Coalition de l’Opposition démocratique à propos des résultats provisoires du scrutin présidentiel
La Coalition de l’Opposition démocratique (ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS-TOGO, UFC) a suivi le mardi 26 avril 2005 sur les médias publics, la proclamation par la CENI des résultats provisoires du scrutin présidentiels du 24 avril 2005, résultats selon lesquels le candidat du RPT, Monsieur Faure Gnassingbé serait élu avec 1 327 537 voix (60,22%) contre 841797 (38,19%) attribuées à son candidat Emmanuel Bob Akitani. La Coalition tient à déclarer que c’est à juste titre que suivant plainte adressée le 27 avril 2005 à la CENI, son candidat Emmanuel Bob AKITANI conteste fermement ces résultats et demande qu’ils soient invalidés en raison des graves irrégularités qui ont entaché les opérations de vote.
Parmi les multiples et graves irrégularités qui justifient l’invalidation, les plus significatives sont les suivantes :
1/ Première irrégularité grave : le processus a été vicié dans sa phase préparatoire dans les préfectures que le RPT considère comme étant ses fiefs par la falsification grossière des listes électorales.…
2/ Deuxième irrégularité grave : le processus électoral a été ensuite vicié par un calendrier électoral conçu de manière à empêcher les contestations des listes électorales falsifiées.…
3/ Troisième irrégularité grave : le processus a été vicié dans les préfectures considérées par le pouvoir comme étant les fiefs de l’Opposition par la minoration au jour du scrutin du nombre des électeurs inscrits.…
4/ Quatrième irrégularité grave : les résultats attribués à plusieurs préfectures ne sont pas conformes aux résultats attestés par les délégués du candidat de la Coalition auprès des CELI.…
5/ Cinquième irrégularité grave : les délégués du candidat de la Coalition ont été empêchés de remplir leur mission dans plusieurs zones notamment dans les régions des Savanes Kara et Centrale, en violation des articles 103 et 122 du Code électoral.
http://survie.org/francafrique/togo/Appel-du-27-Avril-2005-Elections
Appel du 27 avril 2005 : Élections au Togo : Refuser la mascarade électorale
APPEL :- Au Président de la République française, - Aux Etats Membres de l’Union européenne, - Au Président de la Commission européenne,- Au Secrétaire exécutif de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), - Au Président de l’Union Africaine, - Au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies.
Alors que de nombreux observateurs du scrutin présidentiel du 24 avril 2005 ont constaté une mobilisation massive du peuple togolais en faveur du candidat de l’opposition unie, le pouvoir en place, mené par le fils du défunt dictateur Eyadéma, a organisé une vaste opération de manipulation, démontrée par les faits suivants : ...
http://survie.org/francafrique/togo/20-Avril-Communique-de-la
20 avril 2005 par Acat-France, FIDH, Secours catholique, Survie, Communiqué de la coalition des ONG françaises pour le Togo : Togo : La libre participation au processus électoral est rendue impossible
Déclaration du 20 Avril de la coalition Togo : Amnesty International, ACAT-France, Agir ensemble pour les droits de l’Homme, Franciscans International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), FIACAT, Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Secours Catholique-Caritas France, Survie.
La coalition Togo lance aujourd’hui une mise en garde à la communauté internationale concernant les violations systématiques et persistantes des droits humains par le gouvernement togolais et les bandes armées proches du parti au pouvoir à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 24 avril 2005. La coalition Togo estime que dans les circonstances actuelles, la libre participation au processus électoral conformément aux normes internationales n’est pas garantie…

