Odile Biyidi, présidente de Survie, participera à la conférence de presse du CODE le 21 juillet à l’AGECA, contre la venue en France du dictateur camerounais Paul Biya et pour la démocratie et l’Etat de droit au Cameroun.
Le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE) et l’UPC appellent à 2 rassemblements :
Mardi 21 juillet, à 17h, derrière l’assemblée nationale, rue de l’Université, M° Assemblée Nationale
Vendredi 24 juillet, à 16h, près de Matignon, croisement rue de Varenne rue du Bac, 7e, M° Rue du Bac / Varenne
Paul Biya déjeune à 13h à Matignon
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Manifestation le 21 juillet :
Une cinquantaine de personnes invitée par le CODE (et Survie)

Interpellation et intervention improvisée de François Hollande (PS) qui a dénoncé la dictature et promis une question au gouvernement à l’Asssemblée.

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VISTE DE PAUL BIYA EN France : Conférence de presse et manifestations du CODE à Paris
Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise (CODE)
A l’occasion de la très prochaine visite officielle du chef du régime camerounais Paul Biya en France qui, sauf dérobade de dernière minute, est actuellement prévue entre le 21 et le 25 juillet 2009, Le CODE organise, en collaboration avec des associations citoyennes de lutte contre la Françafrique et avec des organisations camerounaises, une conférence de presse pour informer l’opinion publique française et internationale de la nature du régime de M. Biya, que le président de la république française recevra en grande pompe à l’Elysée.
La conférence de presse aura lieu le mardi 21 juillet à partir de 11H00 très précises, à L’AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 à Paris (Métro Alexandre Dumas).
Cette conférence de presse sera l’occasion pour le CODE et ses partenaires de fournir à tous les participants des informations sur la situation réelle du Cameroun, et sur les actes sanguinaires et dictatoriaux perpétrés par le régime de M. Biya en 27 années de pouvoir au bilan catastrophique. Ce sera également l’occasion de dénoncer le retour des manœuvres les plus sombres de la Françafrique. Le CODE invite à cette occasion les médias à ne pas se laisser distraire par les opérations de communication que le régime de M. Biya ne manquera pas de déployer dans l’hexagone à l’occasion de sa visite.
Le CODE indique également qu’un rassemblement aura lieu devant l’Assemblée Nationale française le même jour, le mardi 21 juillet à 17H00, pour protester contre le soutien du gouvernement français à l’autocrate Biya et interpeller les députés français sur la présence de cet dictateur sanguinaire et corrompu en France.
Enfin, le vendredi 24 juillet, jour de la réception du dictateur Biya à l’Elysée, le CODE organisera une action dont les détails seront communiqués au moment opportun pour éviter que les forces de la Françafrique tentent de l’en empêcher.
Pour le CODE, Moïse ESSOH Guillaume TENE SOP Secrétaire exécutif Secrétaire à la communication
Contact France : Emeh Elong ; 06 71 83 08 61
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Le CODE manifeste devant Matignon le 24 juillet 2009 à Paris et Le Secrétaire exécutif du CODE incessamment reçu à l’Elysée
Après une première manifestation le 21 juillet 2009 à 17H00 devant l’Assemblée Nationale, siège du pouvoir législatif français, le CODE, en collaboration avec des associations africaines ou citoyennes de lutte contre la Françafrique, appelle à un rassemblement le vendredi 24 juillet à 12H00 devant le premier ministère à l’hôtel Matignon.
Le CODE entend ainsi exprimer au peuple français, via son chef de gouvernement, la désapprobation du peuple camerounais contre les honneurs accordés au dictateur Paul Biya en France. En effet, au même moment, l’autocrate camerounais sera en train de déjeuner à l’Elysée, inaccessible pour l’occasion. Le CODE et ses associations partenaires entendent également protester contre la montée en force de la Françafrique en Afrique centrale. En effet, en plus de la visite du dictateur Paul Biya en France, la récente « réélection » factice du dictateur Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, la désignation « très démocratique » de M. Ali Bongo comme candidat de l’ex-parti unique toujours au pouvoir au Gabon, tout ceci avec la bénédiction de la France, montrent que la Françafrique reprend du poil de la bête sous la non-rupture de M. Sarkozy.
Par ailleurs le secrétaire exécutif du CODE, le Dr Moïse ESSOH, et une délégation du CODE, attendent incessamment d’être reçus par le premier ministre et le président de la république française pour leur transmettre de vive voix les protestations exprimées dans la rue. Conscients de la complicité active du gouvernement français, la délégation du CODE n’entend pas plaider quoi que ce soit devant l’exécutif français, mais plutôt lui indiquer ses responsabilités dans le drame que vit le peuple camerounais et lui rappeler les risques que court la France de continuer à soutenir une dictature sanguinaire et honnie du peuple.
Pour le CODE,
Moïse ESSOH, Secrétaire exécutif Guillaume TENE SOP, Secrétaire à la communication
CODE, Rue Van Artevelde, 43/2 ; 1000 Bruxelles – Belgique / asbl n°0082113 / Tél : +32493.983.369 Tél France : 06.16.17.93.83 ; 06.77.04.47.90 ; 06.71.83.08.61 Blog : http://lecode.afrikblog.com email : info_code_cameroun ( @ ) yahoo.fr ; comitedesuivicod ( @ ) yahoo.fr
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http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39910528@7-37,0.html
Les Camerounais de France protestent contre la visite du "dictateur" Biya
21.07.09 | 17h14
Un collectif d’organisations de Camerounais vivant en France a dénoncé mardi l’accueil réservé par Paris au président Paul Biya, en visite officielle de quatre jours, estimant qu’il s’agit d’une "prime accordée à la dictature et l’impunité".
Au pouvoir depuis 1982, "Paul Biya est le nouveau doyen de la Françafrique depuis la mort du dictateur Bongo", a déclaré lors d’une conférence de presse Moïse Essoh, secrétaire exécutif du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code).
"Lorsque le gouvernement français lui tend la main, lui déroule le tapis rouge, il s’agit d’une prime à l’impunité, à la dictature", a renchéri Guillaume Tene Sop, autre responsable du Code, dénonçant "le soutien insolent et arrogant à une dictature qui s’enrichit sur le dos des Camerounais".
M. Biya entamait mardi une visite officielle en France et devait s’entretenir vendredi avec le président Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre François Fillon s’est rendu en mai dans cette ancienne colonie, riche en pétrole, dont la France est l’un des principaux partenaires commerciaux.
Le Code a indiqué attendre de M. Sarkozy qu’il "exige du dictateur Paul Biya la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante internationale au sujet des massacres de février 2008".
Les autorités font état d’un bilan de 40 morts lors de ce mouvement social contre la vie chère et une révision constitutionnelle, mais l’Observatoire national des droits de l’Homme (ONDH) estime que ce chiffre s’élève à au moins 139 morts.
La diaspora camerounaise veut aussi que M. Sarkozy "et son épouse, Carla Bruni, qui a chanté pour Mandela" demandent à M. Biya "que tous les prisonniers politiques soient immédiatement libérés", a déclaré M. Tene Sop.
Le Code appelle également à ce que la France fasse pression sur M. Biya pour qu’il crée une commission électorale indépendante et "déclare ses biens et la provenance de ses biens".
De son côté, Odile Tobner, présidente de l’association Survie qui milite pour l’assainissement des relations franco-africaines, a dénoncé le "pacte franco-camerounais". "La France soutient Biya et les multinationales françaises ont les coudées franches pour s’adjuger toutes les richesses du pays", a-t-elle déclaré.
Une quarantaine de Camerounais ont manifesté plus tard dans l’après-midi à proximité de l’Assemblée nationale, a constaté une journaliste de l’AFP.
Ils brandissaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : "arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains, ensemble contre la Françafrique", ainsi que des pancartes proclamant : "Biya assassin, Sarko complice".
L’ex patron du Parti socialiste, François Hollande, qui déjeunait à proximité, est venu à l’appel des manifestants pour leur apporter son soutien : "Nous devons faire pression pour que le président Sarkozy, en recevant Biya, dise que la démocratie n’est pas réservée à certains pays mais qu’elle est universelle", a-t-il dit.
