Grande soirée publique
Justice pour Thomas Sankara - Justice pour l’Afrique
Vendredi 1er juillet 2011, 18h30
Espace Jean Dame. 17, rue Léopold Bellan, 2e, M° Sentier, E. Marcel, Réaumur Sébastopol
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Cette soirée est organisée suite à la PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la recherche de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara, déposée à l’Assemblé Nationale française (Renvoyée à la commission des affaires étrangères) par 21 député-e-s : Noël MAMÈRE, Marie-Hélène AMIABLE, François ASENSI, Martine BILLARD, Alain BOCQUET, Patrick BRAOUEZEC, Jean-Pierre BRARD, Marie-George BUFFET, André CHASSAIGNE, Yves COCHET, Marc DOLEZ, Jacqueline FRAYSSE, André GERIN, Pierre GOSNAT, Jean-Paul LECOQ, Roland MUZEAU, Daniel PAUL, Anny POURSINOFF, François DE RUGY, Jean-Claude SANDRIER et Michel VAXÈS
http://www.assemblee-nationale.fr/1...
extrait :
" Le 15 octobre 1987, le Président Thomas Sankara était assassiné avec quelques-uns de ses collaborateurs, par un commando de militaires du régiment de la sécurité présidentielle. Le Chef du commando, l’adjudant Hyacinthe Kafando, est aujourd’hui député du CDP, le parti au pouvoir, à l’Assemblée nationale, tandis que le capitaine Gilbert Diendéré, à la tête du régiment, aujourd’hui chef d’Etat-major personnel de Blaise Compaoré, a été élevé au rang de chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur française lors d’un séjour en France, en mai 2008.
Plusieurs témoignages confortent la thèse d’une ingérence étrangère flagrante. Depuis 1993, une source indique la présence probable de libériens, sur les lieux de l’assassinat ; Dans un documentaire italien diffusé sur RAI n° 3, le 15 juillet 2009, un ancien proche de Charles Taylor, déclare : « Le piano fut accordé par les Américains et les Français. Il y avait un homme de la CIA à l’ambassade des États-Unis au Burkina qui travailla en étroit contact avec le chef des services secrets de l’ambassade française, eux ont pris les décisions les plus importantes. ».
Ces témoignages mettent en cause la France et ses services secrets. Une entreprise de déstabilisation semble avoir été organisée suivant des formes qui rappellent d’autres affaires comme celle qui a aboutit à l’assassinat d’Henri Curiel.
Thomas Sankara irritait de nombreux responsables politiques de tout bord, tant dans les partis de gouvernement en France qu’en Afrique de l’Ouest. Les services secrets français ont-ils décidé de mettre hors jeu Sankara ?
Il est de notre devoir de tout entreprendre pour faire éclater la vérité et la justice sur cette affaire. Nous devons, en particulier, faire la lumière sur l’hypothèse accréditant la mise en cause des services secrets français, compromis avec des militaires Burkinabé. Le Parlement doit jouer son rôle et permettre qu’un débat parlementaire se déroule d’une manière sereine. Il est donc maintenant nécessaire de tout faire pour savoir si oui ou non nous avons affaire à un scandale d’État qui nuirait gravement à l’image de la France, déjà malmenée dans cette région du monde pour son soutien aux dictatures. Il serait de l’honneur du parlement français de mettre en place, à l’instar du parlement belge qui l’a fait sur l’assassinat de Patrice Lumumba, une commission d’enquête parlementaire. Cette décision soutiendrait les processus de justice transitionnelle, fondée sur la vérité et la réconciliation qui permettent de renforcer la transition démocratique dans des pays souvent divisés par l’histoire coloniale et néocoloniale.
Nous devons répondre aux questions suivantes : pourquoi Thomas Sankara a-t-il été assassiné ? Comment cet assassinat a-t-il été rendu possible ? Quels rôles ont joué les services français et les dirigeants français de l’époque ? La DGSE savait-elle ce qui se tramait et a-t-elle laissé faire ?
Sous le bénéfice de ces observations, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, d’adopter la proposition de résolution suivante.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d’enquête de trente membres, relative à l’affaire Thomas Sankara. Elle devra notamment faire le point sur le rôle des services de renseignement français, sur la mise en cause de la responsabilité de l’État et de ses services.
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Outre des représentants d’associations et partis français, prendront la parole :
Maitre Benewendé Sankara, chef de file de l’opposition, président de l’UNIR / PS (Union pour la Renaissance, Parti Sankariste).
Issa Sory président de l’AEBF (association des étudiants burkinabè en France).
Germaine Pitroipa, ancienne haut commissaire pendant la révolution, qui évoquera la figure de Thomas Sankara
Fabrice Tarrit vice-président de SURVIE
Sophie Perchelet du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde)
Bruno Jaffré du site thomassankara.net , animateur de la campagne « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique »
Jacques Fath (responsable des relations internationales au PCF)
Un ou deux députés parlementaires français ayant signé la demande d’’enquête parlementaire (à confirmer) (parmi Jacqueline Fraysse (deputé PC 92 : 4e, Nanterre) Roland Muzeau (député PC des Hauts-de-Seine), François de Rugy (député EElesVerts de Loire-Atlantique), et Noël Mamère (député EElesVerts de Gironde))
Patrick Farbiaz pour EELV (Europe Ecologie les Verts).
Moulaye pour le NPA.
Olivier Blamangin responsable Afrique de la CGT pour soutenir la lutte du mouvement social au Burkina Faso.
Alain Baron de Solidaires
De nombreux artistes burkinabés présents en France assureront une partie artistique :
Serge Aimé Coulibaly (chorégraphe) voir à l’adresse la présentation d’un de ces spectacles consacrés aux leaders africains http://thomassankara.net/spip.php?a... et une interview à http://thomassankara.net/spip.php?a...
Carlos Ouedraogo homme de théatre conteur voir à l’adresse http://thomassankara.net/spip.php?a... la présentation de son spectacle « Thomas Sankara la lutte en marche » et une interview à l’adresse http://thomassankara.net/spip.php?a....
Abdoulaye Traore musicien, voir une page de présentation à l’adresse http://www.myspace.com/traorabdoula...
Paco Koné musicien, voir la présentation à l’adresse http://thomassankara.net/spip.php?a...
Désiré Sankara musicien voir une page de présentation à l’adresse http://www.myspace.com/desiresankara
Projection de photos et de vidéos des luttes au Burkina Faso.
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Douze députés du Burkina Faso ont écrit en avril 2011 aux parlementaires français pour demander l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara évoquant la "coopération entre les deux pays "et "les valeurs démocratiques de la France" (en ligne à l’adresse http://www.thomassankara.net/spip.php?article1079) .
Thomas, Sankara, représente de plus en plus une référence, comme leader intègre, déterminé, créatif et courageux, précurseur de la lutte pour la défense de l’environnement et d’un nouveau modèle de développement. Sankara a été assassiné parce qu’il dénonçait la dette odieuse et le diktat des puissances occidentales, mais aussi parce qu’il engageait une politique décidée dans son pays, orientée vers les besoins de son pays, pour la satisfaction des populations de son pays, tout en œuvrant pour le panafricanisme.
Depuis octobre 1997, soit depuis plus de 13 ans, des procédures judiciaires ont été lancées au Burkina Faso pour que soit élucidé l’assassinat de Thomas Sankara, sans qu’aucune n’aboutisse. Le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU a été saisi, pour finalement se satisfaire de mesures dilatoires qui n’ont pas fait avancer la vérité.
Depuis de nombreuses années, des documentaires, des émissions radios, des articles de presse et des témoignages évoquent la responsabilité de la France dans cet assassinat.
En décembre un collectif d’associations a donc lancé une nouvelle campagne intitulée « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique », appuyée par un appel (en ligne sur http://www.thomassankara.net/spip.p...) qui réclame notamment l’ouverture des archives de plusieurs pays dont la France. Cet appel a été signé par 6600 personnes et a déjà reçu le soutien de nombreuses personnalités, de partis et d’associations de différents pays.
Une demande d’information parlementaire a été déposée au parlement français : Les autorités françaises doivent révéler ce qu’elles savent sur cet assassinat pour qu’enfin la vérité soit connue.
Au Burkina Faso, depuis de nombreuses années, la population se mobilise pour la justice et la liberté. Cette année ce combat a connu une nouvelle ampleur, après la mort de plusieurs collégiens. Les dizaines de manifestations intervenues depuis fin février prouvent à nouveau, si besoin était, qu’on ne saurait bâtir un système démocratique sur une base d’impunité : la démocratie a besoin que toute la vérité soit faite sur cet assassinat, au Burkina Faso comme en France.
Pour soutenir la demande d’ouverture d’une information parlementaire, et exprimer notre solidarité avec la lutte du peuple burkinabè, nous vous appelons à venir à la
Grande soirée publique
Justice pour Thomas Sankara - Justice pour l’Afrique
Vendredi 1er juillet 2011, 18h30
Espace Jean Dame. 17, rue Léopold Bellan, 2e, M° Sentier, E. Marcel, Réaumur Sébastopol
Vérité et justice pour Thomas Sankara Solidarité avec le peuple burkinabè
Signataires : Survie, CADTM France, Sortir du Colonialisme, PCF, Europe Ecologie Les Verts, Afriques en lutte (NPA)
